L'Agriculteur Charentais 04 juillet 2013 à 10h43 | Par Bernard Aumailley

Réussite - Du petit lait pour les petits Chinois et… les Vendéens

Certes, il y a eu une opportunité, mais aussi l’établissement de relations durables et fiables pour le partenaire chinois.

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Eric Blanchard
Eric Blanchard - © A-C

La laiterie de Montaigut est présente en Chine. Et comme le disait Jean-Michel Lemétayer, maintenant président de la Sopexa, c’est d’abord la qualité et sécurité des produits français qui est recherchée. Eric Blanchard, le directeur de la laiterie, parle «d’expérience concrète» d’une entreprise familiale vendéenne (200 personnes, 180 M€ de c.a.) et une «histoire à raconter aux Chinois.» Le développement à l’international a fait passer l’entreprise dans la catégorie PMI, pour «de la diversification dans la nutrition infantile, adaptée aux pathologies des enfants» : «notre savoir-faire différenciant nous a permis d’être visibles à l’international. En 2007, nous avons été contactés par une entreprise chinoise de Canton. Nous n’avions aucune idée du commerce avec la Chine, sinon de ne pas être arrogant.» Eric Blanchard raconte : «le projet était à l’inverse du marché… vendre les laits les meilleurs au monde et donc les plus chers.» Il projette aux Chinois la photo de son fils, moins d’un an comme étant le premier consommateur de leur produit. La confiance est établie. L’affaire est gagnée. Passe la crise de la mélamine chinoise. «Nous avons dû gérer de bons problèmes, ceux de la croissance. En moins d’un an nous saturions l’outil de production.» Pour le directeur de la laiterie de Montaigut, les solutions sont passées par la flexibilité via de la sous-traitance admise par les Chinois. 40 M€ d’investissements dans une nouvelle usine sur Montaigut, embauche de 70 personnes. Le chiffre d’affaires avec cette entreprise chinoise s’élève à 300 M€, et en conséquance a fait doubler le chiffre d’affaires de la laiterie de Montaigut. Le «club des mamans chinoises» de la marque compte 7 M de membres. «Ils se vendent aujourd’hui 50 à 60 € la boite !» Un tandem fondé sur l’équilibre : «je ne maîtrise pas le marché chinois, donc il faut montrer des atouts mais pas tous. Et notre atout c’est le savoir-faire, pour garder l’avance sur le partenaire.» Jean-Marc Auxiette, président de la région Pays de Loire, soulignait l’importance de la complémentarité entre les acteurs d’un territoire pour aller «ensemble», un «hub» vers le marché chinois.

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La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

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