L'Agriculteur Charentais 12 septembre 2013 à 11h32 | Par Bernard Aumailley

Revue de presse - Des échanges libres

Abonnez-vous Réagir Imprimer

Bloquer. C’est le maître mot de la diplomatie. Alors qu’Hollande et Obama souhaitent marcher de concert, en coulisse la notion de libre échange coince. «Il ne peut pas y avoir d'ouverture de négociations commerciales sans l'ouverture de discussions et de vérifications avec les Etats-Unis sur l'activité des services de renseignement américains dans nos pays et la protection des données privées», déclarait François Hollande dans Le Monde. Mais on ne peut pas bloquer le temps. Selon la Tribune, «la France souhaitait suspendre les discussions sur l'accord de libre-échange entre les Etats-Unis et l'Union européenne.» Le temps que Washington réponde suite à l'affaire de cyberespionnage révélée par l'hebdomadaire allemand Der Spiegel. Mais devant «le refus de l'Allemagne et de l'immense majorité des partenaires européens de Paris d'envoyer ce signal négatif aux Etats-Unis» estiment Les Echos, les négociations reprendront comme elles auraient commencé… début juillet.  Alors l’avis de l’économiste Vincent Champain dans le Monde prend un relief particulier : «On peut discuter des modèles, mais il est difficile de contester qu'un tel accord entre une zone - l'Europe - qui sort tout juste de la récession (+ 0,3 % au deuxième trimestre) et un pays - les Etats-Unis - dont la croissance dépassera 2 % en 2013, va dynamiser les débouchés de nos entreprises. Pour un cycliste qui veut accélérer, sans dopage, il n'y a rien de plus efficace que d'être à l'aspiration d'un coureur plus rapide. Or, du seul fait de leur démographie, les Etats-Unis auront à terme 0,5 point de croissance de plus que le Vieux Continent.» Et dans l’Humanité, on renâcle à un tel accord, surtout avec le Canada en titrant «Gentil Canada contre Europe libérale ?» : «L’accord permettra aux Canadiens d’exporter leurs bœufs aux hormones, dont se méfient les Européens, et aux Européens d’exporter leurs fromages, qui menacent la multitude de fromageries locales au Canada», expose Claude Vaillancourt. «Avec une population quinze fois inférieure et un PIB égal au douzième de celui de l’Union, le Canada paraît en position de faiblesse dans ces négociations. D’ailleurs la Commission européenne note qu’un point clé est que la liste des intérêts que l’Europe a à gagner avec ce traité est beaucoup plus longue que celle du Canada.» Gagnant-gagnant ?

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. l'Agriculteur Charentais se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Le chiffre de la semaine
+ 19 %
Une troisième année de hausse des surfaces se profile pour le sorgho en 2018-19 dans l’Hexagone, indique Semences de Provence (Arterris). Quelque 60 000 ha (+8 % par rapport à la moyenne quinquennale) ont été cultivés en 2018. Des régions moins traditionnelles portent la dynamique : Nouvelle-Aquitaine à 14 976 ha (+19 % sur 5 ans), Centre-Val de Loire à 9 700 ha (+46 %), Pays de la Loire à 3 555 ha (+49 %).

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui