L'Agriculteur Charentais 27 août 2015 à 08h00 | Par l'Agriculteur Charentais

S’en défaire : L’ambroisie dangereuse pour la santé et pour les cultures

Cette plante annuelle très allergisante est classée invasive et doit être gérée après la récolte, dans les couverts, les rotations, en supprimant ses stocks de semence.

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- © AC

En Poitou-Charentes, l’ambroisie est localisée sur deux zones principales que sont une zone située entre La Rochefoucaud et Barbezieux en Charente et l’autre dans le centre du Poitou sur les pays Mellois et Ruffécois. Hormis son côté allergisant très impactant sur la santé des personnes, une étude réalisée sur les 13 cantons les plus touchés par l’ambroisie, sur la base d’un travail collectif régional (*) montre que la lutte contre l’ambroisie peut générer des surcoûts importants. Dans les céréales à paille et colza dans lesquelles l’ambroisie pose problème après la récolte, pendant la période d’interculture, il faut opter à minima, pour un double déchaumage qui génère 10 à 15 euros de plus par ha. Dans les tournesols dans lesquels la présence d’ambroisie peut entraîner des pertes de rendement de 20% à 80% il faut compter + 35 € pour un désherbinage à + 45 € / ha pour un programme renforcé et + 10 € / ha si un faux semis est mis en œuvre, soit de + 35€/ha à + 55 €/ha. L’étude estime entre 200 000.00 € et 310 000.00 € le coût total de la lutte contre la plante maudite sur les 13 cantons.

Lire la suite  dans notre édition du 28 août

Une plante invasive à contenir

L'arrêté national relatif aux règles de Bonnes Conditions Agricoles et Environnementales (BCAE) en date du 13 juillet 2010 spécifie que l’ambroisie est une espèce invasive. De ce fait, elle n’est pas autorisée en tant que couvert sur les bandes tampons en bordure de cours d’eau (définies par l’article D615-46 du code rural et de la pêche maritime). Certains départements ont d’ailleurs décliné cet arrêté et ont mis en place des modalités de gestion supplémentaires de l’ambroisie dans les parcelles en gel. L’ambroisie doit y être gérée de façon prioritaire dans le cadre de l’entretien minimal des terres. Il est alors recommandé de tout mettre en œuvre pour éviter sa montée à graines ou de procéder à sa destruction.

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