L'Agriculteur Charentais 22 mai 2014 à 09h20 | Par Bernard Aumailley

Saint Laurent de la Prée - La recherche INRA s’ancre depuis 50 ans dans les marais

Cinq décennies qu’ils scrutent la moindre évolution du marais, de ses prairies, des animaux qui y paissent. Aujourd’hui, pour la concilier avec la biodiversité.

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La Maraîchine, bien dans son milieu et son milieu lui rend bien.
La Maraîchine, bien dans son milieu et son milieu lui rend bien. - © AC

Il faudrait des heures à Léon Damour pour conter ce que fut la «vision» pionnière d’une agriculture maraîchine, inventée, testée, pratiquée, impulsée depuis l’implantation en 1964 de l’unité de l’Inra à Saint Laurent de la Prée. Aujourd’hui, l’unité fait plus qu’appartenir au paysage, elle l’a façonné. 50 ans, que l’on a célébrés, mardi dernier dans la stabulation transformée pour l’occasion en salle de conférence, pour dire le chemin parcouru, ceux empruntés, ceux délaissés, ceux reconnus, ceux décriés. L’unité de Saint Laurent de la Prée est «la référence» pour les marais littoraux, les vallées alluviales, les zones humides. Depuis le début, le maître mot était «concilié» : concilier agriculture et milieu, économie et environnement, développement et écologie. En 1964, lors de la création, tout est à faire dans l’unité, remise en état du réseau hydraulique des marais, trouver les voies de la valorisation agricole de ces mêmes marais. Durant 25 ans, l’unité va approfondir «l’interface entre la recherche scientifique» et le développement du marais en intensifiant la production fourragère, en drainant les sols des marais pour des mises en cultures, en tentant périodiquement d’adapter les systèmes de cultures dans les fermes de références (60) qui l’entourent dans sa démarche. Lorsque la préoccupation environnementale se fait plus présente, l’unité enfourche le défi en qualifiant les eaux de drainage et en travaillant sur les politiques publiques dans les zones humides. Aujourd’hui les travaux portent sur l’agriculture et la conservation des oiseaux dans les marais, sur la valeur fourragère des prairies naturelles des marais tourbeux, l’expérimentation système de l’agro-écologie dans l’exploitation de l’unité, l’étude de l’élevage bovin en zone humide pour y déceler les atouts et les pistes d’innovation. Avec ses 200 ha de terres (150 ha de prairies naturelles et 50 ha de cultures) et son troupeau de 120 animaux allaitants (52 mères) de race locale maraîchine, l’unité de Saint Laurent de la Prée a «inventé» une exploitation maraîchine, sur un système agricole en marais, «transi’marsh», autonome et favorable à la biodiversité.

lire la suite dans notre édition du 23 mai

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Le chiffre de la semaine
3 656 élèves
Les 30 maisons familiales et rurales du Poitou-Charentes ont accueilli en 2015 pas moins de 3656 élèves en formation initiale scolaire du ministère de l’Agriculture (soit 47,5 % des effectifs de l’enseignement agricole de la région). Un effectif qui est en légère diminution: 55 élèves de moins. Une chute qui se matérialise pour au moins 4 associations par une perte de plusieurs dizaines d’élèves. Le contexte économique des territoires concernés peut être une des causes. En revanche , les chiffres concernant la formation continue progressent, avec 2532 stagiaires formés en 2015 sur 27 MFR.

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