L'Agriculteur Charentais 05 mars 2015 à 08h00 | Par laurence Guilemin

Salers : Quand la race Salers se fait label

L’assemblée générale de l’association des éleveurs picto charentais de cette race a permis d’évoquer le label mis en place à l’échelon national.

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Visite de l’élevage de Valentin Guignouard.
Visite de l’élevage de Valentin Guignouard. - © ac

Les éleveurs de la race Salers sont venus des quatre coins du Poitou-Charentes, à Tonnay-Charente, à l’occasion de l’assemblée générale de leur association régionale. Une rencontre annuelle au cours de laquelle, le président Frédéric Girard a fait part de son inquiétude face à la nouvelle Pac: «On nous l’a présenté comme étant en faveur des éleveurs ! Mais cela ne l’est pas vraiment. On nous promettait des aides pour garder des surfaces en herbe avec de l’élevage extensif pour arborer le paysage de la France. En réalité, tout est fait pour dissuader le peu d’éleveurs qui reste dans le pays.» Il juge«ce nouveau remaniement» aussi «dévastateur que le premier». Il alerte la vingtaine d’éleveurs présents, sur ces prairies qui se transforment en champs de maïs ou de blé, «avec des rendements incertains», alors que «ce sont les animaux qui ont tiré le meilleur profit de ces terres souvent humides.» 
Le label, un atoutFace à cette inquiétude, le rayon de soleil porte le nom de «label». On compte 269 élevages labellisés dans l’Hexagone, répondant à un cahier des charges strict.  La boucherie traditionnelle vend moins cette viande que la GMS. «Cette dernière joue sur l’image de la Salers,  met en avant les aspects environnementaux. Elle communique peu sur la qualité bouchère. Pourtant, cette viande offre un autre goût par rapport aux autres races.» La maturation de la viande doit être respectée (13 jours), cela suppose qu’elle reste plus longtemps dans les frigos.

Lire la suite dans notre édition du 6 mars

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Le chiffre de la semaine
60 %
Au 1er mai, 60 % des nappes phréatiques affichent un niveau modérément haut à très haut, 21 % modérément bas à très bas, 19 % dans la moyenne, indique le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières), soulignant une «recharge efficace» grâce aux pluies de début 2018.

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