L'Agriculteur Charentais 09 octobre 2014 à 08h00 | Par l'Agriculteur Charentais

Salon de Surgères : Exposer, concourir, dénoncer, avertir, discuter, négocier, dire

Tour de piste des officiels, avant le public, le samedi après midi et tout le dimanche. On a eu le temps de dire ce que l’on pense.

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- © AC

Tout avait commencé traditionnellement : une fois la préfète arrivée, un ruban tricolore coupé, les premiers stands visités, les premières mains serrées, les congratulations d’usage, les petites discussions en aparté. Surgères 2014 ne dérogeait pas à la règle presque immuable du déambulement entre les travées, allongeant à l’envi le «cortège officiel» dans le sillage de Mme le maire de Surgères, de Mme la Sous-préfète de Rochefort, de Mme le préfet. Joviales, attentives. Le salon de Surgères organisé par la Chambre d’agriculture de Charente-Maritime ajoutait un nouveau millésime avec une disposition changée, plus large, plus ouverte. 
Suivie par une DDTM au grand complet, Béatrice Abollivier écoute, s’informe, échange avec les présidents des syndicats de race. Passée du côté de l’exposition avicole, elle s’enquiert de la poule Marans, s’extasie un temps devant les races muletières, le défilé s’étire de plus en plus. Vient le temps des discours. Catherine Desprez, la «nouvelle maire» rappelle avec brio le passé de foires et de commerce à bestiaux de la ville et s’enorgueillit d’accueillir le salon. Luc Servant, président de la structure organisatrice du salon, dans la veine des bémols apportés par les éleveurs au cours de la visite, insiste sur «les sujets qui fâchent» : la baisse «malvenue» des aides PAC de 10 à 15 %, le passage du second pilier à la Région «suivi attentivement», les nouvelles MAE assorties ou non de nouvelles contraintes déroutant les éleveurs de l’objectif, l’absence chronique de perspectives et surtout la directive nitrates. Les zones vulnérables pourraient encore s’agrandir de 43 communes… «Certains secteurs ont vu leur situation s’améliorer, en lait et en viande notamment, d’autres sont pénalisés, en ovins et en caprins. Mais tout est fragile. S’ajoute la chute des cours des productions végétales, jusqu’à 50 %, impactant les trésoreries des exploitations, en dépit des rendements bons cette année.» S’il juge le Feader ambitieux, double pour la région, pour le président de la Chambre, les MAE sont capitales.

Lire la suite dans notre édition du 10 octobre ainsi que tous les animaux primés

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Le chiffre de la semaine
3 656 élèves
Les 30 maisons familiales et rurales du Poitou-Charentes ont accueilli en 2015 pas moins de 3656 élèves en formation initiale scolaire du ministère de l’Agriculture (soit 47,5 % des effectifs de l’enseignement agricole de la région). Un effectif qui est en légère diminution: 55 élèves de moins. Une chute qui se matérialise pour au moins 4 associations par une perte de plusieurs dizaines d’élèves. Le contexte économique des territoires concernés peut être une des causes. En revanche , les chiffres concernant la formation continue progressent, avec 2532 stagiaires formés en 2015 sur 27 MFR.

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