L'Agriculteur Charentais 26 février 2015 à 08h00 | Par FDC17

Sangliers : Les chasseurs et les agriculteurs mettent la pression sur l’administration

Un point noir à Soubise. Protection des sangliers ou protection des cultures : la préfète est appelée à sortir de sa réserve.

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La propriété interdite aux chasseurs et au lieutenant de louveterie, pour combien de temps encore ?
La propriété interdite aux chasseurs et au lieutenant de louveterie, pour combien de temps encore ? - © FDC17

Les sangliers du secteur de Soubise font encore parler d’eux. Luc Servant et Patrice Varenne ont fait cause commune pour s’inquiéter du sujet dans un courrier adressé à la préfète, réclamant une réaction forte pour réguler des animaux inaccessibles mais particulièrement nuisibles. On se souvient qu’en 2011 ils avaient déjà défrayé la chronique. Auteurs d’importants dégâts sur les maïs de plusieurs exploitants agricoles, ils échappaient aux tirs des chasseurs car ils pouvaient dès le jour levé  trouver refuge dans la propriété privée de Madame Chavagnat, au lieu dit «Saint Hilaire».Propriété exclue de la zone d’intervention de l’ACCA, et où tout acte de chasse est interdit compte tenu des convictions personnelles  de la propriétaire des lieux.

Agriculteurs indemnisés, et chasseurs à rembourser
Opposée à toute intervention dans l’enceinte de sa propriété, Madame Chavagnat avait été reconnue en partie responsable des dégâts que les sangliers avaient commis aux alentours et la fédération des chasseurs avait obtenu du tribunal d’instance de Rochefort une condamnation de celle-ci à lui rembourser hors intérêts près de 1900€. Cette somme équivalait à la moitié des indemnisations versées aux exploitants par la fédération dans le cadre de la procédure amiable.Pour la petite histoire, cette condamnation est toujours en cours d’exécution car le maire de Soubise a cherché à empêcher qu’un huissier vienne saisir des meubles chez une dame âgée de  près de quatre-vingt ans et apparemment  sans grands revenus.  Sa propriété immobilière, peu entretenue, mais  qui ne manque pas de susciter quelques spéculations, reste son bien principal. La fédération a dû se résoudre à faire inscrire une hypothèque pour le jour où elle serait mise en vente afin de se faire payer sa note.

Lire la suite dans notre page Chasse du 27 février

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32,4 ME Mt
En 2017, en Nouvelle-Aquitaine, 1 815 projets ont ainsi été soutenus dans le cadre du Plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations agricoles (PCAE), pour un montant global de 32,4 ME (Région, État, Europe, Agence de l’eau…). Ce plan, harmonisé en 2017 à l’échelle des trois ex-régions, déploie désormais un «panier» de dix dispositifs distincts et complémentaires, sous forme d’appels à projets annuels, afin d'’accompagner les agriculteurs au plus près de leurs besoins.

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