L'Agriculteur Charentais 26 février 2015 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Seudre : Va falloir changer… pratiques et usages sur tout le bassin versant

Longuement élaboré, le SAGE passe à l’action. Quelques changements doivent s’opérer pour atteindre le bon état en 2021.

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A la mi-février, le SAGE Seudre, porté par la CLE et un syndicat mixte éponymes, validait ses axes d’action. En un mot, il mettait en ordre de priorités sur ce qu’il convenait de faire pour atteindre le bon état en 2021. Parti voilà dix ans, ce SAGE a d’abord commencé, comme il se doit, par un état des lieux. Et pas si reluisant que cela : déficit chronique en quantité, mauvaise qualité des eaux collectées et déversées dans l’estuaire. Pile dans le bassin ostréicole. «C’est une clé d’explication du manque de naissains et d’une partie de la mortalité» s’aventure Pascal Ferchaud, président de la CLE Seudre, lieu de «discussion franche, animée mais constructive.» Lorsque le SAGE liste les actions à entreprendre sur le vaste bassin de la source de Saint Genis de Saintonge à l’embouchure, il faut se rendre à une évidence : plus question de faire comme avant. Agriculture comprise. Pascal Ferchaud insiste : «ce bassin fonctionne en ruissellement et surtout est alimenté par un trop plein phréatique. Comme une grosse éponge : il y un rapport très étroit entre la hauteur des nappes et la hauteur du lit du cours d’eau. C’est la particularité des sols calcaires. La Seudre alimentée par ses nappes est tributaire de leurs niveaux.» Jean-Philippe David résume : «aujourd’hui la Seudre ne se comporte plus comme un estuaire, mais comme un bras de mer ! Car les usages de l’eau, agriculture et tourisme, sont importants en été. Le régime, naturel, de basses eaux en été ne peut perdurer avec ces usages. L’ensemble des prélèvements aquifères ne sont pas compatibles avec les besoins de l’ostréiculture, qui ne doit pas être dans un bras de mer, mais dans un estuaire.»

Lire le dossier complet dans notre édition du 27 février

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Le chiffre de la semaine
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Malgré une superficie de culture de pommes de terre en hausse de 5 000 hectares en France cette année, la production a reculé de 9,6%, à 5,85 millions de tonnes, contre 6, 47 millions l’an dernier La production a fortement baissé en Picardie (-10,6%), dans le Nord Pas de Calais (-11,6%), en Alsace (-19,9%) et surtout en Haute Normandie (-25,9%). Ces chiffres concernent la pomme de terre dite de conservation, c’est-et pomme de terre industrielle.

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