L'Agriculteur Charentais 26 février 2015 à 08h00 | Par l'Agriculteur Charentais

Sia 2015 : Les filières proposent, le Président de la République écoute

Troisième visite de François Hollande au Salon de l’agriculture. Suivi du parcours à travers les différents secteurs.

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- © THIERRY MICHEL

On aurait pu craindre le pire : entre une situation économique catastrophique, les attentats du début d’année et une cote de popularité qui ne cesse de patiner dans les basses eaux, la visite de François Hollande, président de la République, aurait pu ressembler à un calvaire. Ce fut loin d’être le cas, au contraire.Arrivé tout juste avant 7 heures, sans tambour ni trompette, il a foncé droit sur Filouse, la mascotte rouge flamande de ce 52e SIA. «Il faut absolument préserver les races à petits effectifs qui font partie d’un terroir, d’un tissu économique. C’est aussi la poursuite du travail de nos prédécesseurs» indiquait la présidente de la race nordiste avant de poursuivre : «Il y a des jeunes qui s’intéressent à ce type d’élevage». Le président s’est dit intéressé par cette démarche avant que Stéphane Le Foll, son ministre de l’agriculture, précise qu’un travail était effectué également au niveau de la race saosnoise. Les responsables de la rouge flamande, soutenus par le conseil général du Nord, disent aussi travailler sur des projets d’autonomie fourragère, «une nouvelle démarche et un changement de mentalité pour nous, agriculteurs».


De l’animal…
Cap ensuite sur le stand de la filière laitière, où Thierry Roquefeuil, président du Cniel, a insisté auprès du chef de l’État pour que les pouvoirs publics montrent la même volonté que la filière en matière de dynamique et de diversité laitière. Le responsable laitier a notamment rappelé que l’Europe doit continuer à travailler sur les critères économiques, notamment en termes de prix du lait, pour garder son attrait à la filière. Il a aussi interpellé le président sur les zones à handicap naturel et sur le développement d’outils nouveaux : d’une part pour s’adapter à la volatilité des cours mondiaux et d’autre part pour trouver une fiscalité adaptée pour ne pas être pénalisé les années positives qui permettraient de «mettre de l’argent de côté» avant de conclure : «nous travaillons pour l’environnement et pour la société, nous ne voulons pas être les accusés de l’environnement et de la société».La visite s’est ensuite poursuivie en direction de la salle de traite.

Lire la suite du parcours présidentiel dans notre édition du 27 février

Maïs et verdissement : Enfin une réponse
C’est en représentant des producteurs de maïs français et européens que Christophe Terrain accueillait Phil Hogan venu, sur le Salon , rendre visite aux représentants des grandes cultures en présence du Ministre Stéphane Le Foll. Christophe Terrain, après avoir rappelé le développement européen de la plante maïs, a exposé l’importance de la culture dans les zones de l’Est et de la façade ouest de la France : «Dans ces zones très spécialisées en maïs, l’obligation d’implanter trois cultures, dans le cadre du verdissement de la PAC aurait menacé au moins 6 000 exploitations. Mais les travaux menés avec vos services, ceux du Ministère de l’Agriculture et l’Institut technique Arvalis, montrent bien que des solutions existent et que la plante maïs a aussi des atouts pour relever les défis environnementaux ».Le Commissaire européen à l’agriculture, a annoncé qu’il acceptait la demande française de certification des exploitations spécialisées maïs. Basée sur l’implantation d’un couvert hivernal, cette certification (démarche volontaire des agriculteurs) permettra de répondre aux exigences du verdissement de la PAC. Phil Hogan a précisé qu’il s’agissait là d’un bel exemple de simplification réussie. Christophe Terrain a ainsi souligné : «C’est une réelle satisfaction car cet accord évitera l’impasse dans laquelle auraient pu se trouver certaines exploitations spécialisées. Mais le travail de l’AGPM n’est pas terminé. Il s’agit désormais de s’assurer de modalités d’application pragmatiques et de faire rapidement reconnaître le mulching pour permettre à davantage d’exploitations maïsicoles de répondre aux enjeux du verdissement, tout en préservant leur revenu».

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Le chiffre de la semaine
15
Quinze des 29 projets agricoles déposés par les zadistes de Notre-Dame-des-Landes ont d’ores et déjà été jugés «éligibles» à la signature de conventions d’occupation précaire (COP), a annoncé le 14 mai le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert. Pour les autres projets, «nous avons encore besoin de temps pour continuer à les examiner», soit en raison de dossiers incomplets, soit du fait de conflits d’usage avec d’autres exploitations agricoles, a ajouté le ministre.

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