L'Agriculteur Charentais 12 février 2015 à 08h00 | Par laurence Guilemin - Bernard Aumailley

Souriez, nous sommes filmés

C’est un peu l’histoire de l’arroseur arrosé... Début février, une équipe de France 3 Poitou-Charentes a filmé, sur le terrain et dans les locaux votre hebdo agricole.

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Expliquer l’évolution de L’Agriculteur Charentais sur 80 ans.
Expliquer l’évolution de L’Agriculteur Charentais sur 80 ans. - © AC

Au sein de l’équipe de L’Agriculteur Charentais, on a pour habitude de mettre les hommes et les femmes en lumière, des agriculteurs, des techniciens, des présidents d’OPA, pour leurs initiatives, leurs engagements, leurs savoir-faire... Interviewer, prendre des photos et repartir pour un autre reportage, voilà notre quotidien. Sur le «terrain» agricole et rural, depuis plus de deux décennies pour l’équipe de l’Agriculteur Charentais, il lui est impératif de «produire» 24 pages. Toutes les semaines, hiver comme été. L’hebdomadaire existe depuis 80 ans. Un âge vénérable qui a suscité l’intérêt de nos confrères. Fin janvier, lorsque Anne-Marie Baillargé, journaliste à France 3 Poitou-Charentes, a contacté l’équipe, pour venir faire un reportage, la surprise a été totale. «Vous venez de fêter vos 80 ans et cela nous interpelle» a-t-elle raconté. Il est vrai que plusieurs pages étaient consacrées à cet anniversaire dans l’édition du vendredi 2 janvier. Rendez-vous est donc pris pour le 3 février. Avec Brice Baubit, le caméraman, ils sont venus, depuis Poitiers, réaliser un reportage, en même  temps que le nôtre, chez un agriculteur, en l’occurrence Jean-Louis Pierrois, éleveur laitier à St Sauveur. La journaliste a souhaité connaître le ressenti de l’éleveur sur l’hebdo agricole. En quoi est-ce utile pour lui pour son exploitation? Quelles sont les informations importantes dont il a besoin ? Jean-Louis Pierrois se prête au jeu de la «caméra invisible» («faites comme si on n’était pas là») et dit, sans ambages, pourquoi il lit «de A à Z» l’hebdo agricole, explique à la journaliste, médusée, l’importance des cotations des céréales à ... Chicago. Ensuite, petit tour dans la stabulation, histoire de faire «reportage vécue».Puis direction, les locaux de L’Agriculteur Charentais, à La Rochelle, pour filmer, l’autre facette du travail : la conférence de rédaction, le choix des articles, la mise en page... Se faire filmer pendant que l’on travaille n’est guère stressant. Ce qui l’est un peu plus, c’est lorsqu’on pose un micro pour faire une interview. Et là, on comprend encore mieux, les personnes que l’on interroge habituellement et qui stressent un peu. Que va-t-on me poser comme questions ? Comment y répondre ? «Surtout vous ne regardez pas la caméra !» Cela nous arrange bien ! Passées ces premières interrogations, on se laisse porter par l’instant. Anne-Marie Baillargé pose sa première question, ne nous quitte pas du regard. C’est rassurant. Elle nous sourit. On est dans la peau des interviewés, ceux que nous sollicitons pour commenter l’actualité agricole et rurale. Le plongeon dans l’histoire du journal montre le chemin parcouru dans ce média, toujours aussi présent, même avec ses 80 ans. A voir d’ici quelques jours... à la télé sur France3 Poitou-Charentes.

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Une troisième année de hausse des surfaces se profile pour le sorgho en 2018-19 dans l’Hexagone, indique Semences de Provence (Arterris). Quelque 60 000 ha (+8 % par rapport à la moyenne quinquennale) ont été cultivés en 2018. Des régions moins traditionnelles portent la dynamique : Nouvelle-Aquitaine à 14 976 ha (+19 % sur 5 ans), Centre-Val de Loire à 9 700 ha (+46 %), Pays de la Loire à 3 555 ha (+49 %).

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