L'Agriculteur Charentais 10 octobre 2013 à 10h12 | Par l'Agriculteur Charentais

Surgères 2013 - Immuable cérémonial depuis un quart de siècle

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- © ac17

25ième édition et toujours le même rituel : samedi, un casse-croûte matinal, les dernières voitures et vans à faire évacuer, Dulphy à la manœuvre, un coup de Marseillaise, un ruban tricolore coupé en petits morceaux, des centaines de poignées de main du secrétaire général de la préfecture, du sénateur, de la députée, du vice-président du Conseil régional, du maire, de la conseillère générale, du directeur, de la présidente, du président. Et au fil de la matinée, le cortège, pourtant parti en rangs serrés du premier chapiteau, s’étiole. Sans Dominique Bussereau occupé à concocter, dans la douleur, le budget du Département en un autre lieu. Chacun discute son affaire, commente, passe un message, un ressenti, une colère rentrée. M. Loyal donne la parole qui aux éleveurs de chèvres, de moutons, de Prim’Holstein, de Limousines ; se retourne et se trouve seul dans la travée. Oups ! Pas grave, tel le chien de troupeau, il rassemble. Un tour aux chevaux de trait, un mot sur les poules, une félicitation aux artisans. Au passage, on goûte un bout de fromage et on apprend que le secrétaire général est Auvergnat. C’est dire s’il connaît, ironise le toujours fringant Jean-Guy Branger… Plus loin, M. Le sénateur, de «son pas lent» plaisante, raconte quelques blagues sur sa belle-mère avec M. le maire (inracontables dans ces colonnes). Luc Servant ne perd pas une minute pour en aparté parler PAC et incidences avec la députée, le vice-président, le sénateur. Dire qu’entre grandes lignes généreuses et applications départementales il y a parfois des dégâts co-latéraux bien préjudiciables. Bien sûr à la tribune, ils loueront tous le dynamisme du «si beau métier d’éleveur», la ligne toute tracée vers une Loi d’avenir prometteuse, mais aussi «les négociations en cours.» Et c’est peu dire : PAC, sur-dotation, rééquilibrage en faveur de l’élevage, prix plus rémunérateurs mais pas suffisants. Tous disent la quadrature du cercle entre rigueur budgétaire où Michel Doublet promet de sauver les crédits à l’agriculture, à l’élevage, pas à la viticulture, entre nouvelle compétence, où Benoît Biteau se réjouit du rôle dispensateur nouveau des fonds européens de la Région pour une «agriculture familiale et paysanne»

Lire le récit complet de ce salon dans notre édition du 11 octobre ainsi que tous les palmarès des concours animaux.

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50 000
La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

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