L'Agriculteur Charentais 10 avril 2014 à 10h34 | Par Arvalis

Technique - Question pas si subsidiaire : faut-il travailler le sol ?

Les évolutions des pratiques agricoles interrogent. La simplification du travail du sol est-elle bénéfique ? Réponses.

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- © KUHN

Le colloque «Faut-il travailler le sol ?» a permis de rassembler les meilleurs spécialistes du sol et d’entendre les résultats de leurs travaux récents ou en cours. Ce temps fort était organisé par ARVALIS – Institut du végétal et l’INRA, en collaboration avec le GIS Grandes Cultures à Hautes Performances Economiques et Environnementales ainsi que le soutien de l’ADEME et d’AgroParis Tech. La question est au cœur des réflexions sur les évolutions des pratiques agricoles, tant la technique joue sur de nombreux processus et mécanisme. Le colloque «Faut-il travailler le sol» qui s’est tenu le 3 avril 2014 à Paris a réuni plus de 350 professionnels. Plus un siège n’était vacant : preuve que le sujet passionne les agronomes et les agriculteurs, tant le sujet est complexe. Au travers une série d’interventions enlevées, une dizaine de spécialistes a brossé un état des connaissances sur les multiples effets, avantages et limites du travail / non-travail du sol sur une parcelle agricole. 

Diversité biologique
Jean Roger-Eestrade (Agropraistech) a souligné à quel point le travail du sol était un levier essentiel pour atteindre la double performance - économique et environnementale - en agriculture. Jérôme Labreuche (Arvalis – Institut du végétal) confirmait un avantage économique à simplifier le travail du sol. Hubert Boizard (Inra) pointait les risques trop souvent sous-estimés de tassements des sols en profondeur, du fait de passages d’engins toujours plus lourds dans les parcelles. En non-labour, la restructuration du sol est plus longue et souvent partielle. Jean-Pierre Cohan (Arvalis – Institut du végétal) précisait la faible influence du type de travail du sol sur les cycles de l’azote si aucun couvert végétal (notamment de légumineuses) n’est associé à la technique. Bruno Mary (Inra Laon) a démontré - contrairement à une idée répandue - que la réduction du travail du sol ne permettait pas un stockage significatif du carbone dans le sol.

Lire la suite dans notre édition du 11 avril

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