L'Agriculteur Charentais 30 avril 2015 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Thierry Bouret : Des essais et du conseil

Président de la FDCeta de Charente-Maritime

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- © AC

170 exploitations suivent les CETA, 15 groupes dans le département, c’est le bilan chiffré de cette structure indépendante.
Notre nombre d’adhérents est en progression. Aujourd’hui, moins de personnes font des essais techniques. Nous sommes une référence sur les essais qui font notre base de notre conseil. Nous n’avons aucun but commercial. C’est de la technique pure comme toujours. La Chambre est moins présente et les OS le sont davantage.

On a besoin d’un conseil indépendant par rapport aux OS ?
C’est un plus. Notre atout, c’est quand même le travail en groupe. Nous avons des tours de plaine en vigne et en grande culture, des groupes qui comparent leurs marges brutes et nettes, qui réfléchissent sur la nouvelle PAC ou les nouveaux débouchés. Nous assurons via l’ingénieur CETA une partie analyse de gestion. C’est l’émanation d’agriculteurs qui sont indépendants, moins influencés dans l’achat des produits. 

Maintenir un conseil de la sorte est-il encore possible financièrement ?
Ce n’est pas évident. 5 personnes, c’est important et 90 % du budget sont des cotisations. Nous avons une subvention du Conseil départemental de 20 K€.  Il nous arrive quelques rares fois des aides de Vivea. Nous apportons du conseil notamment dans l’innovation des semences ou des variétés. Nous donnons des résultats de ces derniers sur notre soixantaine d’essais. Nous sommes la seconde structure en la matière derrière Arvalis par exemple. Nous avons nos références et celles des agriculteurs adhérents. Nous sommes aujourd’hui, grâce à notre petit matériel, autonomes pour les semis et la récolte de nos essais. Nous avons non seulement des nouvelles variétés en essais, mais même des variétés sous numéros. Cela nous donne une petite avance. 

Les agriculteurs adhérents ont-ils de meilleurs résultats ?
(Sourire) Nous l’espérons. Nous y passons beaucoup de temps dans les essais, les résultats de la récolte et le conseil. Nous diffusons une à deux pages d’information par semaine et une réunion au minimum tous les mois, si ce n’est pas toutes les trois semaines au printemps. Le but est aussi de garder de la convivialité dans les groupes et qu’ils échangent leurs données. Les réunions se passent chez les agriculteurs. On compare. Le conseil est toujours aussi important.

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C’est le chiffre des ventes des vins de France. A 9 mois de la campagne 2017/18, toutes couleurs confondues, les volumes de ventes cumulées sont supérieurs à ceux de la campagne antérieure, en Vin De France (SIG) (+ 26 %) et en vins IGP (+ 5 %). Toutefois, les données issues des contrats d’achat continuent de faire apparaître un certain ralentissement des transactions à mettre en relation avec la faiblesse des disponibilités globales.

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