L'Agriculteur Charentais 05 juin 2014 à 10h41 | Par Alexandre Merlingeas

Tonnellerie - Seguin Moreau joue à fond la carte de l’innovation et du haut de gamme

Seguin Moreau espère tirer son épingle du jeu dans un marché du chêne américain sous tension.

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Nicolas Mähler-Besse, directeur général de Seguin Moreau.
Nicolas Mähler-Besse, directeur général de Seguin Moreau. - © VC

Il semble bien éloigné le temps de la crise qui avait frappé le marché de la tonnellerie avec pour conséquence un plan social chez Seguin Moreau en 2009. Ces dernières années, la filiale d’Oeneo a retrouvé le chemin de la croissance ainsi que celui de l’optimisme avec un «climat social» plus apaisé. Nicolas Mähler-Besse, directeur général depuis trois ans, le confirme et envisage l’avenir sous de meilleurs auspices. Il faut dire qu’avec un chiffre d’affaires en progression de + 5,5 % à 57,4 millions d’euros pour l’exercice arrêté à fin mars 2014, il y a de quoi gagner en confiance. «On pense que le marché de la tonnellerie va se structurer vers le haut et que le marché haut de gamme des alternatifs va manger celui de la barrique bas de gamme. Nous voulons être la référence du haut de gamme, a expliqué le jeune directeur général. Nous sommes un groupe désendetté avec un potentiel de croissance. Nous sommes très optimistes quant à la stratégie mise en place. D’autant plus que nous avons anticipé le virage des barriques en chêne américain dont la demande et les prix explosent pour le stockage du bourbon. Jack Daniel’s a augmenté sa demande de 1 million à 1,8 million de barriques. Ils ratissent même les barriques à vin ! Aujourd’hui, celui qui a du chêne américain, il vend».80 000 fûts issus de trois ateliers de production (Merpins, Chagny et Napa en Californie) ont été écoulés dans le monde. Les – 20 % enregistrés dans le Bordelais à cause de la petite récolte de l’an dernier ont été vite compensés par une progression de 10 000 barriques sur le marché américain, premier marché de la société. Tandis que dans le cognaçais, Seguin Moreau a vendu près de 8 000 fûts et grands contenants.

Lire la suite dans notre édition du 6 juin

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La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

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