L'Agriculteur Charentais 01 mars 2013 à 19h24 | Par Bernard AUMAILLEY

Tourisme - Prescripteurs de territoires

Les touristes changent leurs consommations, les habitudes de réservation. Sur place, il faut rivaliser d’imagination pour les attirer et leur vendre nos coins de paradis.

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Un touriste sur dix pousse la porte d’un office de tourisme. Lorsqu’il le fait, c’est qu’il est déjà là. Dans les offices de tourisme du département, le souci est là. Comment attirer avant ? Après, ils savent faire. Et bien faire. Dans la jungle de la toile, la force est plutôt centrifuge vers les «destinations soleil», pas assez centripète vers nos contrées. Certes, la Charente-Maritime talonne le Var dans l’hexagone, avec le secret espoir de ravir la première place. Les pourcentages qui manquent pour ce maillot jaune sont durs à conquérir. Le salut viendrait-il du web, de la force de persuasion en quelques clics, de quelques photos aguichantes de nos longues plages ou de nos sentiers verdoyants ? Thierry Dubois, président de l’union départementale des offices de tourisme, estime que «la Charente-Maritime» est bien implantée dans la seconde place. Nos challengers sont distancés, mais il ne faut pas s’endormir pour conquérir des parts de marché. En dix ans, l’image a changé. «Le travail est commun : offices de tourisme, volonté politique, professionnels. Nous avons aujourd’hui dépassé le tourisme de cueil lette.» Cette adaptation du tourisme semble inévitable. Aujourd’hui, les Français ne retiennent plus un séjour comme il y a dix ans.
- © A-C
NOS CLIENTS SONT NOS TOURISTES
Les réservations prennent en compte la météo, internet à 2 ou 3 h du matin, peu de contacts, paiement par internet, des promotions, de la publicité positive, des meilleures offres. Les belles photos ne suffisent plus : «il nous faut vendre de la prestation et aussi au niveau tarifaire. Des professionnels de la côte en 2012 ont fait des offres promotionnelles et cela a eu un impact.» Les offices de tourisme servent de levier par les moyens de communication. «Seuls les internautes avisés trouvent les niches. Les autres approchent les sites connus. Nous sommes là.» Une approche marketing qui doit passer par la professionnaliser des offices de tourisme, en moyens et en structures. Les regroupements, des mutations d’offices est en cours, en Aunis, dans l’île de Ré, Aulnay-Loulay ou le pays rochefortais par exemple. D’autant que les nouvelles intercommunalités pourraient s’emparer de la compétence Tourisme. S’ajoute à cela le classement des offices de tourisme, en 2013, sous des marques, comme le sont tous les hébergements touristiques. «Les touristes sont de plus en plus exigeants et volatils. Il nous faut avoir une très forte réactivité. » Répondre donc à l’e-tourisme est donc un «défi numérique. » Selon Marie Le Bihan, de la fédération régionale des OT, «l’immédiateté est là. Les offices doivent s’y plier.» Elle incite aux traductions, aux formations des acteurs du tourisme à ces nouvelles approches.
«Tous les responsables d’offices voient tous leurs connexions internet qui explosent alors que les visites stagnent» souligne Thierry Dubois, «mais on constate que certains maires qui ont très bien compris l’impact économique du tourisme et permettront un bon fonctionnement de l’office de tourisme. D’autres les considèrent trop comme des associations culturelles. Ce qui n’est pas le cas. Les offices sont les partenaires de la promotion touristique d’une ville ou d’un territoire…» Les offices de tourisme avec des guichets, des bornes interactives, des sites accessibles. Reste que les réductions des vacances passent mal actuellement. «Le tourisme est un métier» conclut Thierry Dubois, «les offices de tourisme doivent se professionnaliser.» D’autant que presque la moitié des gens qui pénètrent dans les offices de tourisme le font pour du wifi, ou consulter un site internet du territoire !

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Le chiffre de la semaine
444 M€
444 millions d’euros qui avaient été prélevés sur les paiements directs de la PAC, en prévision de la réserve de crise pour 2018, vont être remboursés aux agriculteurs européens, a annoncé la Commission européenne fin novembre.

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