L'Agriculteur Charentais 25 octobre 2018 à 13h00 | Par l'Agriculteur Charentais

Trouver le chemin de la proximité

Comment s’approvisionner en bio dans le local au-delà de l’anecdote et de manière pérenne ?

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- © AC

Jonzac bruissait de tout ce que la Nouvelle-Aquitaine recèle d’intendants, de gestionnaires, de cuisiniers de la restauration collective. But de la journée : trouver le meilleur chemin d’approvisionnement dans la proximité, montrer et démontrer que c’est possible. Livrer. Voilà le hic. Trouver le temps dans les process de production, la paperasserie, la gestion du personnel. Livrer en temps et en heure (la bonne, sans déranger les cuisiniers), en volume. À écouter les multiples intervenants de la rencontre professionnelle régional, à Jonzac, pour la restauration collective, c’est sans conteste le point d’achoppement de l’expansion des fournitures à la restauration collective.
Une fois répété que les producteurs existent, s’adaptent dans leurs propositions que les cuisiniers souhaitent mettre plus de local, plus de bio, demeurent deux écueils où les discours stratégiques tentent de dépasser le pourcentage de bio dans les plats, où la logistique doit se formaliser pour être effective. S’approvisionner. Après l’inventaire, nécessaire, la rencontre, aussi nécessaire, il y a la dose d’anticipation, préalable pour des mises en production, des adéquations entre temps de récolte et besoin dans les plats. Organisée par Interbio NA, cette journée était dense. Selon Philippe Lassalle Saint-Jean, son président, «la loi Egalim impose. C’est tout un travail de mettre en face production et demandeurs, en passant par la distribution. L’agriculture biologique n’a que 40 ans d’existence… Nous passons à un changement d’échelle. La problématique réside dans la multitude de fermes productrices occupée à produire et pas commerçantes.»

 

Retrouvez notre article consacré aux circuits courts bios de la restauration collective dans notre édition papier du 26 octobre 2018.

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50 000
La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

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