L'Agriculteur Charentais 13 février 2014 à 08h00 | Par Fabienne Lebon

Tuberculose bovine - Surcoût chiffré et bientôt indemnisé !

Le GDS va aider à la prise en charge du surcoût financier, due à la surveillance accrue de la tuberculose bovine, dans les cinq cantons dits « à risque » de Charente-Maritime.

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Jacques Jeauffreau, directeur de Ted 16-GDS et GDS 17.
Jacques Jeauffreau, directeur de Ted 16-GDS et GDS 17. - © VC

GDS-France a édité une plaquette de prévention contre la tuberculose bovine. «Il y a encore à faire en matière de prévention contre la maladie, soupire Jacques Jeauffreau, directeur de Ted 16-GDS de du GDS 17, ne serait-ce que la recommandation simple de l’utilisation d’un pédiluve à l’entrée des élevages». En attendant, c’est au financement du surcoût de la surveillance accrue en zone à risque (sud-Charente) que le groupement de défense sanitaire s’est intéressé. «On a chiffré ce surcoût à 46 000 euros pour 286 ateliers bovins sud-charentais (carte déjà publiée le 3 janvier 2014 en p. 3). Attention, ce n’est pas le protocole expérimental obligatoire en sud-Charente qui augmente la note pour ces éleveurs (celui étant pris en charge par l’Etat), mais bien la surveillance plus fine des élevages, avec une prophylaxie rendue annuelle». Laquelle n’est pas remise en cause par les éleveurs : «Ils savent très bien que cette maladie leur amène un risque commercial certain, car des acheteurs potentiels pourraient très bien être effrayés par le terme «zone à risque» et aller voir ailleurs !», alerte Elodie Chopin, technicienne à Ted 16-GDS. Une épée de Damoclès qui s’ajoute à l’ambiance déjà morose, dans laquelle l’élevage charentais baigne. D’où l’idée de Ted 16-GDS - validée en conseil d’administration le 22 janvier dernier - d’aider à l’indemnisation de ce surcoût financier, à la charge des éleveurs, situés dans la zone à risque (qui est également au niveau rouge, le plus élevé, pour ce qui est de la surveillance de la faune sauvage). Une note qui pourrait être partagée entre différents fonds à hauteur de 25 % : caisse propre du GDS, caisse régionale du GDS Poitou-Charentes Solidarité Santé Animale, demande complémentaire d’aide au Conseil général (sous réserve d’acceptation) et augmentation de la cotisation au titre de la mutualisation du coût de la prophylaxie.
Même combat en Charente-MaritimeOutre le sud-Charente, cinq cantons de Charente-Maritime, soit 223 exploitations bovines, sont concernés par cette mesure d’indemnisation (surcoût estimé de 27 000 euros). Il s’agit des cantons d’Archiac, Jonzac, Montendre, Montguyon et Montlieu-la-Garde. Car si la Charente a recensé 11 foyers de tuberculose bovine (plus une récidive) depuis 2006, la Charente-Maritime en est à deux cas, depuis 2012. «Donc le groupement de défense sanitaire de Charente-Maritime, dont j’assume aussi la direction, est dans le même cas de figure que la Charente, et comme le Département de Charente, celui de Charente-Maritime est également sollicité pour abonder ce fonds d’indemnisation». En revanche, prévient tout de suite le directeur de Ted16-GDS et de GDS 17, pas la peine que les éleveurs nous envoient leurs différentes factures, le remboursement sera forfaitiare, calculé sur la base du nombre d’animaux, à la fin de la campagne de prophylaxie». Rappelons que celle-ci prendra fin au 30 juin 2014.

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50 000
La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

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