L'Agriculteur Charentais 01 août 2013 à 11h34 | Par François-Xavier Simon

UE/Canada - Les organisations agricoles européennes s’inquiètent des négociations UE/Canada

Les organisations agricoles de l’UE demandent à la Commission de Bruxelles, d’obtenir une meilleure offre pour l’accès des produits laitiers européens au marché canadien.

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Le Copa-Cogeca se dit déçu par le faible niveau d’ambition des négociateurs européens vis à vis du secteur laitier.
Le Copa-Cogeca se dit déçu par le faible niveau d’ambition des négociateurs européens vis à vis du secteur laitier. - © S.Leitenberger

Les «récents déséquilibres dans les négociations en vue d’un accord de libre-échange entre l’UE et le Canada» inquiètent les organisations et coopératives agricoles européennes réunies au sein du Copa-Cogeca. Dans une lettre adressée le 22 juillet à la Commission de Bruxelles et au Parlement européen, celui-ci se dit «très déçu par le faible niveau d’ambition des négociateurs européens vis-à-vis du secteur laitier» et demande «d’améliorer significativement ce point afin d’obtenir un meilleur accès au marché canadien pour tous les types de fromage». Le Copa-Cogeca est par ailleurs préoccupé par «la possibilité d’accorder un nouvel accès au marché (de l’UE)» pour la viande bovine fraîche et réfrigérée. Il déplore aussi que, dans ces pourparlers, la Commission «ne tienne pas compte» des normes strictes de l’Union en matière de bien-être animal, qui «limitent la capacité» de production dans le secteur du porc. «Parallèlement, les producteurs des pays tiers, qui bénéficient des matières premières pour aliments des animaux les moins chères, demandent toujours plus d’accès au marché européen», ajoute le Copa-Cogeca.

Un risque de précédent pour les pourparlers euro-américains

Les organisations professionnelles de l’UE estiment donc qu’il faut «maintenir une approche équilibrée en améliorant l’accès au marché pour tous les types de produits laitiers et en réduisant l’impact potentiel d’un accès accru au marché dans les secteurs de la viande, sachant que les négociateurs des États-Unis feront de l’issue des négociations UE-Canada une référence pour leurs propres objectifs».«Nous restons fermement convaincus du fait qu’il est possible pour les négociateurs européens d’améliorer le futur accord, à l’instar de la solution raisonnable trouvée pour les indications géographiques», conclut la lettre du Copa-Cogeca.De son côté, l’Association interprofessionnelle française du bétail et des viandes (Interbev) a exigé de Bruxelles, le 18 juillet, la réciprocité, faisant valoir que les négociateurs canadiens ont revu de moitié leur offre initiale d’ouverture aux produits laitiers européens «pour contenter les éleveurs québécois». Affirmant que la Commission européenne «maintiendrait» son autorisation d’importation d’un contingent «a minima de 50 000 tonnes», Interbev appelle l’UE à refuser tout contingent supplémentaire de viandes canadiennes au nom «d’hypothétiques ouvertures sur d’autres produits».

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