L'Agriculteur Charentais 08 février 2013 à 17h43 | Par Alexandre Merlingeas

UGVC - Questionnement autour de la réserve de gestion

Après les réunions de secteur, le syndicat sonde les attentes des viticulteurs notamment sur la réserve de gestion

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Au centre, Xavier Desouche et Christophe Véral ont répondu aux interrogations des viticulteurs
Au centre, Xavier Desouche et Christophe Véral ont répondu aux interrogations des viticulteurs - © A-C
La salle des fêtes de Vaux- Rouillac était bien remplie lundi 28 janvier pour l’une des quatorze assemblées de section de l’UGVC en présence de Christophe Véral, Xavier Desouche, secrétaire adjoint, et Marlène Tisseire, la directrice. «Cela montre que l’UGVC prend de l’importance et que l’union que l’on a réalisé fait avancer la viticulture», selon Christophe Véral. Et ce dernier de s’amuser en aparté avec Xavier Desouche, autre intervenant de la soirée : «Il y a beau y avoir des élections. Nous sommes de deux listes différentes et pourtant on travaille ensemble !»
Pour ces assemblées de section, les administrateurs de l’UGVC avaient décidé d’inverser un peu les rôles et de questionner les viticulteurs présents sur leurs attentes et leur vision des différents sujets viticoles afin de faire remonter les idées venues du terrain. Il fut beaucoup question de la réserve climatique et de la réserve de gestion. La possibilité de mise en réserve climatique passera bien de 5 hl AP/ha à 7 hl AP/ha. Christophe Véral a expliqué que 1807 demandes de sorties de réserve climatique avaient été faites pour combler la petite récolte de 2012, pour 60 000 hl AP (soit 36 % de la réserve climatique totale).
Partager les risques
Concernant la réserve de gestion, dont les responsables professionnels siégeant au BNIC n’avaient pas décidé la constitution pour l’année 2012, la question était claire : que faire d’elle à l’avenir ? La majorité de la salle a affirmé sa volonté de ne pas la voir contractualiser afin de pouvoir remonter les stocks de la viticulture et profiter de la plus-value engendrée. Par ailleurs, les responsables de l’UGVC comptent bien trouver un moyen de partager les risques avec le négoce à propos de son coût de stockage. La réserve de gestion pourrait aussi servir en cas de demande forte des négociants, comme à l’heure actuelle où les petites et moyennes maisons de négoces éprouvent de grandes difficultés à s’approvisionner.
Elle peut être aussi un moyen de parer aux mauvaises récoltes, mais en régulant absolument sa sortie. «On peut imaginer débloquer la réserve de gestion 2010 pour pallier le manque de 2012 même si aujourd’hui nous n’avons pas encore de demande de la part du négoce», a affirmé Christophe Véral. La majorité des viticulteurs ont bien signifié que la réserve de gestion sous sa forme actuelle était trop rigide à cause des conditions strictes de son déblocage.
Il a aussi expliqué que le syndicat viticole avait derrière la tête le projet de constituer une récolte d’avance en réserve (11 à 12 hl AP/ha), en associant la réserve climatique et la réserve de gestion, afin de pouvoir pallier dans le futur à tout aléa climatique ou besoin d’alimenter des marchés. «C’est une proposition pour l’instant. Cela n’a pas été acté par le conseil d’administration », a précisé le chef de famille de la viticulture au BNIC.

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