18 septembre 2014 à 08h00 | Par A. Baillon-Dubourg

Une meilleure récolte annoncée, malgré la grêle

Lundi soir, les adhérents de l'UGVC étaient réunis à Cognac pour faire le point sur l’état des vignes et les nouvelles réglementations.

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- © L. Guilemin

«La récolte s’annonce meilleure que la précédente, note Stéphane Roy, le président de l’UGVC. Concernant la grêle, la situation est dramatique, certains ont perdu le travail d’une année.» Les estimations chiffrées des zones grêlées sont difficiles à établir, mais les pertes dues aux épisodes de grêle cumulés sont de l’ordre de 5 % du potentiel total, relève la Station viticole.

Grappes compactes
«Les projections au 29 septembre (lire encadré) montrent certaines parcelles en zone à risque, poursuit Gérald Ferrari, le responsable du service expérimentation de la station viticole. Beaucoup de foyers de botrytis sont cachés, ce n’est pas catastrophique mais il faut être vigilant, dans la mesure où les grappes sont très compactes cette année.» Le poids des grappes s’avère en effet supérieur de 20 % au poids habituel. En parallèle, il y a 14 % de grappes en moins. Gérald Ferrari a distillé quelques conseils pour ces vendanges 2014 : surveiller le risque de botrytis, faire attention aux débris végétaux en tamisant notamment les moûts, et pour les parcelles grêlées, garder à l’esprit que la maturation sera très rapide, et qu’il faudra des contrôles de maturation spécifiques. Concernant l’esca, le taux moyen est de 8,5 %, moins que certaines années. A un viticulteur qui demandait les dommages induits par ce champignon, Gérald Ferrari s’est montré sans appel : «L’issue est toujours fatale puisqu’à terme le cep est condamné. Cela ne peut qu’évoluer dans le mauvais sens. Un programme de recherche a été lancé dans les universités de Bordeaux et Poitiers sur l’eutypiose et l’esca, mais il n’y a pour l’heure pas de solution curative.»

Rendement à 11,70 hl
Après un point sur la fermentation malolactique par Bernard Galy, ingénieur à la Station viticole qui a rappelé que la fermentation alcoolique et la fermentation malolactique doivent être rigoureusement séparées, Janine Bretagne, du service réglementation au BNIC, a indiqué que le rendement pour la campagne 2014/2015 était fixé à 11,70 hl AP commercialisable immédiatement.

Lire la suite dans l'édition du 19 septembre

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Le chiffre de la semaine
80 000 téc
Selon une estimation de l’Institut de l’élevage (Idele), datée de septembre 2016, ce ne sont pas moins de 80 000 tonnes équivalents carcasses (téc) supplémentaires qui devraient arriver sur le marché européen, sur les six derniers mois de l’année de 2016 par rapport à 2015. D’après l’Idele, la hausse des tonnages abattus en France, Allemagne, Royaume-Uni, Irlande, Pays-Bas, Pologne, Belgique et Danemark, «atteindrait +30 000 téc par rapport à 2015 au 3e trimestre (soit +7%/2015) et +50 000 téc au 4e trimestre (soit +10%/2015) ».

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