L'Agriculteur Charentais 10 avril 2014 à 09h17 | Par Bernard Aumailley

Unima - «Travailler pour que le marais ne devienne pas un marécage»

L'année, même de transition, est financièrement difficile. Mais la structure s'interroge sur son devenir, pas sur son utilité.

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- © AC

Le marais reste, au fil des temps. Parfois disparaissent les maraichins. Lieu de bien des enjeux, il ne peut pourtant souffrir une baisse de la garde  en aménagements,  en entretien. Manquent les subsides pour le faire. Les réparations de Xynthia ont obéré certains travaux. Bras armé du Conseil général et interface entre les syndicats de marais, l'Unima connaît une baisse d'activités. Cela se traduit par quelques «difficultés» dans son aspect comptable : «un cru bien particulier, une année de transition» comme le dit Bernard Drappeau, son président sortant. L'Unima, c'est à la fois le tuteur des syndicats, leur bureau d'études et leur faiseur de travaux. Bernard Drappeau, aidé de Christophe Chastaing, son directeur, tentaient de présenter un «bilan nuancé» de la situation : «les chiffres ne sont pas les seuls éléments qu'il nous faudra analyser et sur lesquels il nous faut débattre.» Un nouveau «monde» attend l'Unima, qui doit réformer ses statuts, face à la loi, mais aussi pour dynamiser ces syndicats de base. Fondée sur une politique de l'eau en pleine refonte, notamment avec la gestion des milieux aquatiques doublée de la loi de modernisation de l'action publique (la même qui créé le Grand Paris), sa stratégie se cherche. On veut transférer certaines compétences aux  communes et parfois aux intercommunalités. Comme toujours dans l'administration française, on zone... «La loi répond par la réaffirmation logique du rôle des E.P.T.B. à l'échelle des grands bassins versants et la création des EPAGE (Etablissements Publics d'Aménagement et de Gestion des Eaux), dont on ne connaît pas encore le statut exact et qui devraient assurer le rôle opérationnel de proximité» analyse aujourd'hui Bernard Drappeau. «On peut facilement imaginer que pour recoller à la logique de territoires cohérents avec la question de la gestion des eaux ces organismes prendront la place des actuels SI sur les bassins versants en intégrant les CDC et CDA concernées, probablement sous la forme de syndicats mixtes aux compétences réaffirmées.» C'est cet emboîtement qui attend des décrets d'application et le mode de fonctionnement.

Lire la suite dans notre édition du 11 avril

Encore réalimenter les marais de Rochefort ?

Pour l’ancien président Bernard Drappeau, pas 36 solutions : trouver de nouvelles recettes financières pour en assurer le fonctionnement futur. L’outil est jugé publiquement «vétuste.» Né dans les années 60, il permet que l’on prenne l’eau dans la Charente. Pas consensus de «tous les acteurs.» Mais la participation financière doit maintenant être «équitable.» On en discute avec le Conseil général actuellement, mais aussi avec les autres usagers. On parle de stocker l’eau, pour «sécuriser le maintien de la distribution d’eau aux moments les plus critiques.»

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Le chiffre de la semaine
80 000 téc
Selon une estimation de l’Institut de l’élevage (Idele), datée de septembre 2016, ce ne sont pas moins de 80 000 tonnes équivalents carcasses (téc) supplémentaires qui devraient arriver sur le marché européen, sur les six derniers mois de l’année de 2016 par rapport à 2015. D’après l’Idele, la hausse des tonnages abattus en France, Allemagne, Royaume-Uni, Irlande, Pays-Bas, Pologne, Belgique et Danemark, «atteindrait +30 000 téc par rapport à 2015 au 3e trimestre (soit +7%/2015) et +50 000 téc au 4e trimestre (soit +10%/2015) ».

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