L'Agriculteur Charentais 10 octobre 2013 à 11h18 | Par Laurence Guilemin

Valéry Bouyer, Président du GAB17 - Une vitrine pour le bio, avec le mois de la conversion

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- © ac17

Du 14 octobre au 15 novembre, ce sera le mois de la conversion en Poitou-Charentes. De quoi s’agit-il ?
C’est un événement régional annuel organisé par le Pôle conversion bio Poitou-Charentes.Il s’agit de la deuxième édition cette année. La première édition a permis d’accueillir 380 professionnels sur le Poitou-Charentes. Le mois de la conversion est une vitrine permettant de mettre en avant ce que font les agriculteurs biologiques et montrer à leurs collègues conventionnels que cela fonctionne. Des temps forts “filière”, des visites d’entreprises agro-alimentaires régionales, des visites techniques, des réunions d’informations seront au programme. Ces rencontres professionnelles sont destinées à tous les agriculteurs et futurs agriculteurs, aux techniciens et aux conseillers agricoles. A travers ce mois, nous voulons aussi montrer que l’agriculture bio, c’est aussi de l’entraide, un maillage. 

Quelles seront les animations dans le département ?
Le mois de la conversion permet de traiter de toutes les filières. L’accent a été mis sur l’autonomie, la technicité et les débouchés bio régionaux. Sur ce dernier thème, un point sera fait sur la viticulture. En Charente Maritime, 400 ha de vignes sont en bio et 550 ha en Charente. Jeudi 21 novembre, à Archiac, une table ronde sera organisée, en partenariat avec Vitibio, sur le thème “Quelles perspectives pour la filière cognac bio en Poitou-Charentes.”A St Jean d’Angély, un zoom sera fait sur le projet Val Bio Ouest, à St Jean d’Angély.Il sera question des perspectives de développement d’entreprises de première et de deuxième transformation. L’exemple de la Corab, coopérative bio, est significatif.Elle démontre qu’il y a des débouchés. 

Qu’en est-il du bio en Charente Maritime et en Poitou-Charentes ?
Dans le département, on compte 217 producteurs bio pour environ 8700 ha. En région, 3,5 % des exploitants  sont en bio, soit 840 producteurs pour 40 300 ha cultivés soit 2,3 % de la SAU, alors que la moyenne nationale est de 3,5 % de la SAU cultivée. Il faudrait engager 10 000 ha supplémentaires pour faire face aux besoins actuels des filières de la région.

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50 000
La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

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