L'Agriculteur Charentais 06 novembre 2014 à 08h00 | Par Myriam Tricoci

«Valoriser les produits et le lien humain»

Jean-Claude Virenque, Président d’Unicor

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- © Myriam Tricoci

Pouvez-vous nous présenter la démarche des «Halles de l’Aveyron», en quoi se distingue-t-elle ?
Le 27 octobre, nous avons inauguré notre premier point de vente «Les Halles de l’Aveyron» situé en dehors du territoire Aveyronnais, à Herblay, dans le Val d’Oise. Dès 2006, des agriculteurs locaux nous avaient demandé s’il était possible de fédérer des expériences individuelles de mise en marché. En tant que coopérative, Unicor ne pouvait pas être un conglomérat d’individus, mais c’était tout à fait son rôle de développer la mise en marché. Nous avons donc inscrit cette volonté dans notre développement et engagé des fonds pour acquérir du foncier et développer ce système de vente. Notre ambition est de valoriser les productions de nos adhérents tout en proposant aux consommateurs des produits de grande qualité à des prix justes. Les «Halles de l’Aveyron» proposent donc de la viande issue de filières de qualité, c’est notre cœur de métier, mais aussi du vin et d’autres produits aveyronnais de qualité en partenariat avec des artisans et des transformateurs locaux. L’idée étant que la ménagère trouve dans nos magasins tout ce qu’il lui faut pour, par exemple, préparer un pot-au-feu.

Du coup, envisagez-vous de multiplier ces points de vente ?
Nous avons encore du potentiel. Néanmoins, nous ne voulons pas griller les étapes. Nous financerons les sites au fur et à mesure pour ne pas mettre en péril notre capacité financière. Nous avons déjà 42 points de vente ruraux, une usine d’alimentation, un abattoir. À Rodez, à côté des Halles de l’Aveyron, nous avons un restaurant qui cuisine les produits des coopérateurs et qui marche très bien. Nous envisageons d’en ouvrir un à côté du magasin d’Herblay en janvier 2015.

Vous parlez de circuits courts collectifs. De quoi s’agit-il ?
Cela ne se calcule pas en kilomètres. Notre mission est de valoriser la production de nos adhérents. Par exemple, pour l’acquisition du foncier en région parisienne, nos adhérents et nos salariés qui le souhaitaient ont pu entrer au capital. Ça donne du sens à la démarche. J’ai, d’autre part, été très surpris par la curiosité des franciliens. Ils nous ont posé beaucoup de question sur nos productions. Cette clientèle avait vraiment besoin de cette proximité. Les salariés d’Herblay vont tous venir découvrir l’Aveyron et nos productions… Et les coopérateurs viendront une fois par mois dans le magasin pour expliquer comment ils produisent. Car la meilleure des communications, c’est la relation humaine.

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