L'Agriculteur Charentais 22 juin 2017 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Vals Bio Ouest : «Nous sommes sortis de la niche»

Pôle d’activités économiques dans la zone industrielle angérienne, il veut faciliter l’émergence de projets. Quatre sont en cours.

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- © AC

Après les plates plaines de l’Aunis, plus hautes que les clochers de l’abbaye de Saint Jean d’Angély, les tours alu des silos Bio Ouest (construits en 2011) sont comme des totems flamboyants que l’agglomération n’hésite pas à mettre en avant. Il est vrai que depuis moins d’une décennie, la «filière bio» a élu domicile là. Juste à la sortie de l’autoroute A10. L’antériorité de la Corab y est pour quelque chose. Mais aussi le discours des politiques misant sur «un créneau» innovant qui aujourd’hui ne l’est plus tant que cela, puisque la demande est loin d’être satisfaite dans les produits transformés bio. Le déficit en bio pour les marchés français doit être comblé. Là, on ne parle plus circuits courts de maraîchage, mais «d’usines de transformation», de projets industriels. La dimension a sauté d’un cran. Une zone entière est dédiée, par la Communauté de Communes Vals de Saintonge, propriétaire des terrains jouxtant les silos, à cet effet : c’est le projet Vals Bio Ouest. Cheville ouvrière de VBO, Interbio Nouvelle Aquitaine regroupant 200 organisations (650 M€ de chiffre d’affaires) : une interprofession qui stimule l’implantation sur le site, accompagne les projets. Alors on parle beaucoup de la future implantation de la biscuiterie Jean et Lisette pour une ouverture en 2018. Sont associés dans le projet autour de Maxence d’Audiffret (le recenseur en d’autres temps des opportunités bio pour VBO) la Corab, la minoterie Bellot et le groupe Léa Nature. «l’idée est de développer à partir de la transformation à Saint Jean d’Angély une marque régionale forte autour du bio et produire des biscuits innovants.»

Lire l'ensemble du dossier dans notre édition papier du 16 juin

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Le chiffre de la semaine
36,1 Mt
Il s’agit de la quantité de blé tendre attendue à l’issue de la moisson 2018, proche de celle de l’an dernier et légèrement supérieure à la moyenne de la période 2013/2017. Le blé dur, en revanche devrait voir sa production baisser de 12,2 %, en raison d’un rendement passant de 55,9 à 51,8 qx et d’une baisse des surfaces cultivées.