L'Agriculteur Charentais 09 mai 2013 à 17h33 | Par CR

Viande Bovine - Vers un accord cadre sur la contractualisation

Interbev va vers un accord prenant en compte les coûts de production.

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Si l’idée semble avoir fait du chemin au sein de l’Interprofession, la Fédération nationale bovine (FNB) attend tout de même des conditions claires sur la fixation des prix. «Les douze familles d’Interbev semblent avancer sur l’accord-cadre sur la contractualisation», expliquait Bruno Colin, responsable Bétail et Viandes chez Coop de France. Une étape importante pour la filière bovine française, d’autant qu’un contrat type pour les jeunes bovins avait été proposé par Interbev en 2011, mais qu’il n’avait pas abouti à un accord interprofessionnel. Qu’est-ce qui a changé ? «Les abatteurs sont moins contraints», poursuit le professionnel de Coop de France. L’accord-cadre offre la possibilité aux abatteurs et aux éleveurs de passer des contrats, mais il ne les y oblige pas. Il n’impose pas non plus d’indicateur unique de coûts de production. En proposant cet accord, Interbev (interprofession bétail et viandes) souhaite «vulgariser la contractualisation», dans le sens positif du terme. 
15 à 20% des bovins sont sous contratsDes contrats sont passés dans le monde coopératif, mais la majorité des éleveurs de bovins ne passent pas encore de contrats. «Aujourd’hui, 15 à 20 % des bovins français sont sous contrats. Interbev se fixe pour objectif d’atteindre 30 % en trois à cinq ans», poursuit Bruno Colin. Au-delà de la volonté de «vulgariser» la contractualisation, inclure la distribution sera aussi un objectif. Certains distributeurs sont déjà contractants sur des filières. Par exemple, il existe un contrat jeunes bovins McDo qui va de l’éleveur aux distributeurs. Ce type de contrat est renégocié tous les ans en mai-juin, avant la mise en production des animaux. «Les éleveurs connaissant à l’avance le prix des animaux qu’ils vendront dans l’année, ils peuvent se couvrir pour les coûts de production», explique Bruno Colin. Cette visibilité, c’est aussi ce qu’attend la Fédération nationale bovine (FNB) d’un éventuel accord. «Les éleveurs sont prêts à s’engager, mais pas à n’importe quelles conditions, pas à n’importe quel prix !», lit-on dans un communiqué du 25 avril. D’autant que, comme le rappelle la FNB, les coûts de production sont à un niveau record : «+58% par rapport au niveau de référence». Enfin, les animaux concernés par l’accord ne sont plus seulement les jeunes bovins, mais aussi les génisses et les bœufs. Objectif : élever, engraisser, abattre, découper en France. «Nous voulons faire fonctionner la filière, surtout quand on sait que derrière un éleveur, c’est 8 à 10 emplois induits», soutient Bruno Colin.

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80 000 téc
Selon une estimation de l’Institut de l’élevage (Idele), datée de septembre 2016, ce ne sont pas moins de 80 000 tonnes équivalents carcasses (téc) supplémentaires qui devraient arriver sur le marché européen, sur les six derniers mois de l’année de 2016 par rapport à 2015. D’après l’Idele, la hausse des tonnages abattus en France, Allemagne, Royaume-Uni, Irlande, Pays-Bas, Pologne, Belgique et Danemark, «atteindrait +30 000 téc par rapport à 2015 au 3e trimestre (soit +7%/2015) et +50 000 téc au 4e trimestre (soit +10%/2015) ».

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