L'Agriculteur Charentais 27 août 2015 à 08h00 | Par Guillaume De Werber

Viandes importées : Manque de traçabilité sur les produits transformés

Mardi, tôt en matinée, les agriculteurs de la FNSEA et JA se sont installer devant Viandes service (86). Cette entreprise de transformation se fournirait majoritairement en viande d’importation.

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Une délégation d’agriculteurs a été reçue par les responsables de Vivonne viandes et Viandes Service.
Une délégation d’agriculteurs a été reçue par les responsables de Vivonne viandes et Viandes Service. - © VR

Dès 6 h 30, les tracteurs arrivés sur la zone artisanale des Sablons, à Vivonne, déversent le contenu de leur remorque (fumier, paille…) devant les grilles de l’entreprise de transformation de viande Viandes service pour en bloquer l’accès. Michel Caillé, secrétaire général de la FNSEA, tout en guidant ses collègues en train de manœuvrer, exprime sa colère : «Dans la nuit de dimanche à lundi, 14 t de viande bovine espagnole ontencore  été déchargées ici. C’est vraiment se moquer de nous !»

Harmonisation des règles
Parcs de contention sur un sens giratoire pour accueillir bovins et ovins, petit barrage filtrant les voitures, installation d’un chapiteau. Les agriculteurs, de plus en plus nombreux à investir les lieux, s’installent, et de l’aveu de Michel Caillé, ils pourraient même rester là plusieurs jours. «On a l’intention de bloquer le site un certain temps (les éleveurs ont décidé de lever le camp ...).» «Ce genre d’entreprise détruit nos filières en France», dit remonté Michel Caillé. «Elles ne regardent que le prix. Ce principe de dumping ne nous plaît pas. Il faut une nouvelle organisation à l’échelle européenne pour que tout le monde ait les mêmes règles.»
Pour Damien Genet, éleveur laitier aux Roches Prémarie, les producteurs français ne jouent pas à armes égales avec leurs voisins européens. «En Espagne ou en Italie, les exigences sanitaires ou de mises aux normes sont moins prononcées, les coûts d’abattage sont plus bas, donc le prix de la viande est plus bas. Nous ne pouvons pas nous aligner sur leurs prix, d’autant plus que nos charges augmentent.»

Lire la suite dans notre édition du 28 août

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Dans une publication, Agreste annonce que d’après les estimations établies le 11 octobre, la production viticole s’élèverait en 2018 à 46,7 millions d’hectolitres. Elle serait donc supérieure de 27 % à la production de 2017, et de 6 % à la moyenne quinquennale. La production nationale a été revue à la hausse par rapport aux prévisions du mois d’août qui établissaient la récolte à 46,1 Mhl.

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