L'Agriculteur Charentais 05 février 2015 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Vins de pays charentais : Du long chemin parcouru au chemin à parcourir

Le discours est volontariste. Nouvel élan de communication et démarche offensive pour prendre des parts de marchés.

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- © AC17

«Moi, président…» Thierry Jullion ne manque pas d’humour pour retracer le bilan d’une campagne des vins de pays charentais ou pour repérer des balises sur les prochains marchés. Avec le décalage inhérent aux assemblées générales, le président  du syndicat des producteurs de vins de pays charentais parle autant de 2013 que de 2014, en se projetant sur 2015. «Avec seulement 79 101 hl vol portés sur les déclarations de récolte, dont seulement 62 366 habilités en IGP, 2013, fut la plus faible récolte depuis bien longtemps.» Constat que les premiers chiffres de 2014 viennent gommer («un excellent millésime»), mais demeure l’interrogation : tous les volumes IGP ne sont revendiqués. Cette année devrait permettre de reconstituer les stocks. Car il n’oublie pas que derrière il y a des marchés que la chaotique offre des vins de pays charentais peut mettre à mal. Les sirènes du tout cognac résonnent encore. Dans le trio de tête des vendeurs de vins, La France est troisième derrière l’Espagne et l’Italie.«Depuis une décennie les vins IGP font trois litres sur dix et les AOP presque la moitié» Pas si anodine la petite phrase de Thierry Jullion.

Attirer les vins sans indication géographique
Dans le débat qui «traverse» l’esprit des producteurs charentais, mené par Pascal Gonthier, elle prend tout son relief sur le positionnement «futur» des VPC. «Les vins SIG bénéficient des prix attractifs provoqués par la montée des prix des vins IGP. Mais attention, dans un avenir proche, les metteurs en marché se détourneront des vins SIG français pour partir s’approvisionner dans d’autres pays, notamment l’Espagne.» Presque un quart de la production de vins des Charentes échappe ainsi à l’habilitation, par défaut de déclaration d’affectation. Des vins SIG payés comme des vins IGP expliquent aussi la situation.

Lire la suite dans notre édition du 6 février

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