L'Agriculteur Charentais 28 mai 2015 à 08h00 | Par UGVC

Vins sans IG : L’UGVC juge les prix d’achat inacceptables

850 ha de droits en Ugni blanc ont été demandés dans le bassin Charentes-Cognac, pour 300 ha disponibles.

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Au lendemain de la date limite de dépôt des dossiers, 850 hectares de droits de plantation en Ugni blanc ont été demandés dans le bassin Charentes-Cognac, pour 300 hectares disponibles. Les prix d’achat constatés dans les contrats accompagnant les demandes sont de 20 à 30 €/hl. Des prix inacceptables pour l’UGVC. Avec quasiment le triple de surfaces demandées par rapport au contingent prévu, le niveau de demandes de plantation en vins sans indications géographiques (VSIG) a interpelé les viticulteurs réunis au sein de l’UGVC. «Nous ne sommes pas étonnés par le nombre de demandes» précise Stéphane Roy, le président de l’UGVC, «ce qui nous surprend réellement c’est l’engouement des viticulteurs pour des contrats aussi peu rémunérateurs, qui n’ont aucune réalité économique !».En effet, les prix d’achats constatés dans les contrats oscillent entre 20 et 30 €/hl. «Ces prix, générant un chiffre d’affaires par hectare de l’ordre de 5 000 euros, sont inacceptables. Il est illusoire de croire que l’on peut produire plus de 200 hl/ha avec de tels revenus. En effet, le coût de revient d’un hectare de vigne en Ugni blanc se situe dans une fourchette de 6 500 à 8 000 euros. Le calcul est donc vite fait. Avec ces prix, les viticulteurs vont produire à perte ! » s’emporte le Président du syndicat de producteurs.Pour l’UGVC, ces nombreuses demandes posent une vraie question. «A-t-on fait miroiter aux viticulteurs la possibilité d’affecter ces hectares au Cognac dans quelques années ou pire, de les utiliser comme vignes éponges si la situation économique du Cognac se tendait ? Des remontées du terrain nous amènent à penser que c’est le cas. L’UGVC prendra donc toutes les dispositions nécessaires pour éviter que ces surfaces ne reviennent au Cognac car notre filière n’a pas vocation à servir de filet de sécurité aux vins de base mousseux. De plus, si une telle situation persiste, nous nous opposerons très fortement aux demandes de contingents de plantations pour les VSIG l’année prochaine» indique Stéphane Roy.

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