L'Agriculteur Charentais 10 avril 2013 à 18h29 | Par Laurence GUILEMIN

VISITE - Visite d’un bon élevage limousin

Au Gaec St Germain, à St Vivien, la vie du troupeau se déroule entre les marais, les prairies et les stabulations.

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ASt Vivien, près de La Rochelle, au Gaec de St Germain, Simon Béraud, en formation agricole par alternance a rejoint l’exploitation et compte bien devenir salarié de la structure. Pierre Béraud vient de partir à la retraite fin 2012. Jean-Pierre Billeau, Jean Baptiste Béraud et Olivier Augustin sont les membres du Gaec. L’exploitation couvre 490 ha, répartis en 300 ha de terres labourables et 187 ha de prairies. Le troupeau compte 120 vaches limousines, 30 génisses de plus de 2 ans, 22 génisses de 1 à 2 ans et 5 taureaux inscrits au HBL. Le GAEC a aussi une part du taureau Grantorino acheté en copropriété.

Fanion, taureau inscrit HBL, (origine V. Bedfort) utilisé sur une partie des vaches.
Fanion, taureau inscrit HBL, (origine V. Bedfort) utilisé sur une partie des vaches. - © A-C

La conduite du troupeau
La mise à la reproduction commence en novembre avec les inséminations artificielles sur les vaches. Au 15 décembre les IA sont terminées. Les autres vaches sont divisées en trois lots avec un taureau dans chaque lot. Les vaches vides sont alors mises à la réforme. Les veaux issus des génisses sont tous vendus à l’âge d’un mois pour permettre aux génisses de mieux poursuivre leur croissance. Ce choix a aussi été fait car les places dans les bâtiments sont maintenant limitées. Avant la mise à l’herbe, tous les veaux sont sevrés. Les mâles sont vendus en broutards entre 280 et 320 kg vifs ainsi que quelques génisses ordinaires. Les meilleures génisses sont conservées pour le renouvellement. Toutes les vaches sont conduites en bétaillère ou à pied sur marais de Voutron et St Vivien, par lots, en fonction de la date présumée du vêlage. Les génisses de 2 à 3 ans sortent aussi sur des prairies de marais en deux lots. Les génisses de 1 à 2 ans vont pâturer les prairies des marais les plus proches accompagnées d’une ou deux vaches pour mieux les «tenir» sur les parcelles. Les 22 génisses sevrées ne sortent qu’en juin sur les repousses d’une prairie temporaire d’abord fauchée en mai ; elles bénéficient d’une complémentation en foin à volonté dès la mise à l’herbe avec 2,5 kg de concentré (2/3 de maïs et orge aplatie + 1/3 de correcteur azoté du commerce). Le concentré est distribué chaque matin. A partir du 15 août les premiers lots de vaches sont ramenés sur des prairies proches de l’exploitation pour surveiller les vêlages.

L’alimentation
A la rentrée les rations sont gérées par catégories. Pour les vaches, ensilage de maïs le matin à la dessileuse, avec 1 kilo de correcteur azoté et 100 g de minéraux. Le foin est ensuite distribué au cornadis en début d’après-midi et repoussé le soir si besoin. Pour les génisses de deux ans : enrubannage de RGI et trèfle incarnat à volonté dans un râtelier rond à feston. L’ensilage de maïs est distribué de façon rationnée avec 50 g de minéraux. Ensilage de maïs rationné, avec 600 g de correcteur azoté et foin à volonté au cornadis pour les génisses de un à deux ans. Les veaux sont séparés des mères toute la journée et sont lâchés de la tétée du soir à celle du matin. Ils ont une complémentation à l’auge avec un granulé du commerce et disposent d’un petit râtelier avec paille fraîche. A terme, le Gaec souhaite construire une nouvelle stabulation pour les génisses et envisage la simplification du travail sur chaque site.

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Le chiffre de la semaine
1,9 Mt
Le spécialiste en gestion du risque de prix ODA a estimé le 4 mai que les céréaliers vont conserver 1,9 Mt de blé de la récolte 2015. Ses prévisions indiquent «une baisse des livraisons dans les prochaines semaines et un report possible sur la campagne à venir de 1,9 Mt chez les céréaliers, ce qui ne manquera pas de faire évoluer les prix de la récolte 2015 à la hausse», selon un communiqué. Explication : les producteurs sont tentés de conserver leur blé pour profiter de meilleurs prix.

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