L'Agriculteur Charentais 04 juillet 2013 à 18h25 | Par Laetitia Caillaud

Viticulture - La lutte raisonnée s'adapte au climat

les conseillers viticoles de la Chambre d'agriculture suivent 70 exploitations en huit groupes.

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Les conseillers viticoles de la Chambre d’agriculture suivent plus de 70 exploitations réparties en huit groupes sur l’ensemble du département. Adapter les pratiques au contexte agro-climatiqueLa lutte raisonnée est le thème principal des différentes rencontres organisées tout au long de la saison. Par l’observation au vignoble et les informations apportées, les viticulteurs sont formés pour mieux mettre en œuvre la lutte phytosanitaire et ainsi adapter leurs pratiques au contexte agro-climatique de l’année. 
Un agrandissement sans précédent…En 2008, 45% des exploitations suivies possédaient plus de 20 ha de vignes, en 2012, elles sont 62%. Avec l’agrandissement des exploitations, les prises de décision deviennent plus complexes : organisation du travail selon la main d’œuvre disponible et le type de matériel, éloignement et/ou morcellement du vignoble.En 2012, on note une forte hausse du coût de la fertilisation qui est sans nul doute en lien avec l’augmentation des rendements annuels établis par la profession. Globalement, l’utilisation des herbicides a tendance à diminuer. Les viticulteurs, soucieux de préserver l’environnement cherchent des solutions alternatives et l’entretien mécanique progresse.

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2012, des conditions difficilesAprès quatre années de réduction des fongicides, le millésime 2012 rappelle que la protection phytosanitaire est directement tributaire des conditions climatiques. En moyenne en 2012, 9.9 traitements ont été appliqués contre le mildiou et 5.8 contre l’oïdium. Les surfaces traitées avec des insecticides ne cessent de progresser du fait de l’augmentation du nombre de  communes reconnues contaminées par la flavescence dorée. 
Ecophyto «Réduire et améliorer l’utilisation des phyto, moins c’est mieux» L’Indicateur de Fréquence de Traitement (IFT), permet d’évaluer la «pression phytosanitaire». Il est exprimé en «nombre de doses homologuées par hectare» appliquées pendant une campagne culturale. La référence régionale de l’IFT Non Herbicides en Poitou Charentes est de 16.7. Les IFT moyens des groupes viticoles calculés depuis 3 ans sont inférieurs à la référence régionale (-20% en 2009, -23% en 2010 et -38% en 2011). Par contre, cette année, l’IFT moyen est légèrement supérieur à l’IFT de référence (+8%) mais il est conforme à la forte pression parasitaire. Pour plus de détails chiffrés de cette étude,contacter les conseillers viticoles de la Chambre d’agriculture. Laetitia CaillaudChambre d’agriculture 17

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Freddy Jamin participe au groupe viticole de Burie ce qui  lui permet d’être en adéquation avec la conduite de ses vignes et la protection de l’environnement.Un groupe viticole pour échangerVoilà maintenant dix ans que Freddy Jamin, viticulteur à Chérac, a intégré un groupe de lutte raisonnée, et il ne le regrette pas. «Avec onze autres viticulteurs, nous échangeons beaucoup sur nos pratiques, nos interrogations, le tout dans un esprit de convivialité. Jeunes et moins jeunes se retrouvent et chacun apporte son expérience. L’échange est très fructueux»  avance-t-il tout en précisant qu’il pense aussi «aux générations futures» avec une sensibilité environnementale. Freddy Jamin apporte à son père, Bernard, viticulteur aussi, son expérience de groupe et un regard novateur. Le jeune viticulteur apprécie le suivi de la vigne et les observations : «Il faut être très régulièrement aux pieds des vignes, du printemps jusqu’à la fin de la récolte». Il apprécie aussi la collaboration avec Laetitia Caillaud, la technicienne viticole, en charge du groupe viticole. «Si je m’interroge entre deux traitements, je l’appelle. Elle conseille mais ne prend pas de décision à notre place. C’est très appréciable.»  Pas une année qui se ressemble2011 a été une année plutôt tranquille au niveau de la pression des maladies.


Lire la suite du reportage sur notre édition du 5 juillet.

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50 000
La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

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