L'Agriculteur Charentais 26 février 2015 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Xavier Beulin : L’agriculture, réponse au “déclinisme”

Dans une lettre ouverte, le président de la FNSEA, estime que «c’est le moment.»

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- © AC

Le président de la FNSEA vient d’écrire une longue lettre ouverte où après le 11 janvier il estime que la France «peut être fière d’elle-même.» Mais selon lui, «le déclin est dans nos têtes, dans les fins de mois difficiles, dans la crise économique et sociale qui n’épargne rien ni personne.» Ciblant les produits français, en comparaison avec ceux d’Allemagne, même si «le dynamisme, la créativité et l’initiative existent bel et bien.» Il explique ainsi : «c’est même une aspiration profonde face au déclassement, à la perte d’influence qu’éprouvent intensément nos territoires ruraux et ceux qui y vivent et les font vivre, au premier rang desquels les paysans.» Constats existent et sont partagés. Les solutions aussi. «Mais elles ne germent, ni ne produisent de fruits, empoisonnées par des désaccords idéologiques, de ceux qui font prendre les postures plutôt que des positions.» Il poursuit : «cette incapacité à faire, les Français la comprennent plus, ne l’acceptent plus.» Selon lui, c’est un luxe. «Je ne parle pas de consensus mou ou de compromis à petit dénominateur commun, mais de décisions concertées et efficaces pour redresser le pays.» Il s’explique : «chômage ne baisse, économie reprenant des couleurs, recul de l’exclusion et du sentiment d’abandon. Dans cette unité nationale de projets, l’agriculture a un rôle à jouer. Ni mineur, ni majeur, ce rôle pourrait être celui de l’exemple.»

Lire la suite dans notre édition du 27 février

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La Turquie importe, notamment de la viande bovine (80 % sous forme de bovins maigres et 20 % en bovins finis) pour combler ses besoins sur le marché intérieur. Le pays se place ainsi au 2ème rang mondial des importateurs de bovins, juste derrière l’Union européenne (dans son ensemble). Mais la récente dévaluation de la livre turque fait ralentir ces importations. La France fournissait jusqu’ici 50 000 bovins par an, dont 20 900 broutards (partiellement issus de Poitou-Charentes).

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