L'Agriculteur Charentais 04 mai 2017 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Zones défavorisées : Les oubliés de l’histoire ICHN

La commune est bien dans les marais de Rochefort. Mais depuis les nouvelles moutures de cartes, elle est exclue. Conséquences néfastes pour les éleveurs.

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Autour de Marc Duchez, trois des quatre agriculteurs conseillers municipaux de Genouillé.
Autour de Marc Duchez, trois des quatre agriculteurs conseillers municipaux de Genouillé. - © AC

Ils ont tout là, étalé dans la salle de la petite mairie de Genouillé. Tout le dossier toutes les lettres. Autour du maire, trois des quatre conseillers municipaux agriculteurs racontent, cherchent encore à comprendre pourquoi la commune est exclue du dispositif des zones défavorisées, pourquoi on leur refuse cette compensation du handicap, pourquoi les efforts entrepris depuis des décennies se voient anéantis. Alors qu’ils remuent ciel et terre pour expliciter auprès de l’administration, du syndicalisme FNSEA, de la Chambre d’agriculture, des élus, ils voient de réunions locales en réunions parisiennes le dossier stagner. Le point de départ serait une charge à l’hectare trop élevée en… 2010. 1,44 UGB/ha pour Genouillé. «La commune compte environ un tiers de marais humide et de prairies naturelles, non labourables et non drainables.»

Lire la suite dans l’édition papier du 28 avril

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Le chiffre de la semaine
2 000
En Nouvelle Aquitaine, 2 000 éleveurs seraient impactés par la réforme de la carte des zones défavorisées en ne bénéficiant plus de l’ICHN, ce qui représenterait pour ces exploitations, une perte nette de 15 ME par an. En 2016, 11 500 éleveurs ont bénéficié de cette indemnité pour un montant total de 92 ME. Ils représentent plus de 20 % des bénéficiaires.

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