L'Agriculteur Charentais 01 mai 2014 à 11h37 | Par Laurence Guilemin

Ovins - Choisir de se diversifier avec un élevage de romane

Diversifier l’exploitation avec un élevage ovin, voilà le choix de Mélanie Daubigné, lors de son installation, pour palier à la crise du lait et aux bâtiments qui n’étaient pas aux normes.

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Pour Mélanie Daubigné, «l’élevage ovin offre une souplesse dans le travail, contrairement aux vaches laitières.»
Pour Mélanie Daubigné, «l’élevage ovin offre une souplesse dans le travail, contrairement aux vaches laitières.» - © AC

«Le choix de la race Romane, c’est sur un coup de coeur !». En prononçant cette phrase, on comprend de suite, que Mélanie Daubigné est une passionnée et prolixe sur le sujet. La jeune femme a repris l’exploitation familiale, à St Denis du Pin, suite au départ en retraite de son père, en 2008 avec uniquement 60 vaches laitières et 60 ha. «Mon installation coïncidait avec la crise laitière. Les bâtiments n’étaient pas aux normes, je n’avais pas financièrement la possibilité de le faire. De plus, aucune extension était possible» raconte l’éleveuse. Elle fait donc le choix de se diversifier deux ans plus tard, puis de construire un nouveau bâtiment à quelques centaines de mètres de l’initial. «L’élevage ovin offre une souplesse dans le travail, contrairement aux vaches laitières . Pour le choix de la race, j’ai vu plusieurs races : Rouge de l’Ouest, Charollaise, Romane. Cette dernière ressemble un peu à à la chèvre. Je travaille en pure race» poursuit-elle. Avec 780 m2 de bâtiment nouveau, (à cela s’ajoute des anciens bâtiments destinés au  stockage du fourrage, du matériel,un atelier, une stabulation pour les laitières, une salle de traite et laiterie) l’exploitation compte actuellement, 60 vaches laitières (quota de 540000 l), 60 génisses, 230 brebis, 4 béliers et plus de 250 agneaux sont attendus pour cette année et 50 agnelles seront gardées. Tant qu’à faire de l’élevage ovin, autant le faire très bien, tel pourrait être l’adage de Mélanie Daubigné. Elle travaille avec l’organisme de sélection Romane. «Je suis aussi au Contrôle Performance. J’inscris ainsi toutes mes agnelles. Cela m’aide beaucoup pour la sélection du troupeau». Son téléphone portable est aussi un de ses outils de travail.

Lire la suite du dossier ovins dans notre édition du 2 mai

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Les 30 maisons familiales et rurales du Poitou-Charentes ont accueilli en 2015 pas moins de 3656 élèves en formation initiale scolaire du ministère de l’Agriculture (soit 47,5 % des effectifs de l’enseignement agricole de la région). Un effectif qui est en légère diminution: 55 élèves de moins. Une chute qui se matérialise pour au moins 4 associations par une perte de plusieurs dizaines d’élèves. Le contexte économique des territoires concernés peut être une des causes. En revanche , les chiffres concernant la formation continue progressent, avec 2532 stagiaires formés en 2015 sur 27 MFR.

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