L'Agriculteur Charentais 13 novembre 2014 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Estuaire de la Charente : Top départ pour mettre en place le label Grand Site

36 millions d’euros sur 8 ans seront consacrés, par les signataires d’une convention, pour mettre en musique le label, aménager et organiser les flux touristiques.

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- © AC17

Le territoire est relativement vaste. Normal. Autour de l’estuaire de la Charente. Cela va de l’île d’Aix au Breuil Magné, de Rochefort au Vergeroux. Et c’est surtout le lieu d’un Grand Site. Voilà un an que la commission supérieure des sites, perspectives et paysages avait avalisé un programme d’actions. Cela se structure autour de quatre grandes «orientations» : la première pour structurer, requalifier, mettre en valeur les sites les plus exposés et les plus fragiles, la seconde pour préserver la qualité de vie des habitants «afin qu’ils en fassent bénéficier les visiteurs», la troisième concilier la gestion des espaces préservés et des espaces de développement, enfin la dernière, faire exister le Grand Site et émerger son identité. Louables intentions que porte ce territoire autour de la CdA de Rochefort Océan. Classement qui en son temps fut décrié dans la partie plus rurale et agricole du territoire. Même si on met en avant la «monumentalité de l’estuaire» et surtout la richesse patrimoniale de l’arsenal Rochefort, c’est cette embouchure-là qui suscite l’intérêt. Louis XIV l’avait promis en son temps déjà. «Le caractère emblématique du Grand Site de l’Estuaire de la Charente tient largement à l’idée de maîtrise de la nature : la mise en valeur d’une partie des marais et l’utilisation de l’estuaire par la Marine ont modifié les milieux naturels» déclarent les rédacteurs de la nouvelle convention d’objectifs pour ce Grand Site, «pour autant cette empreinte humaine reste tributaire de la puissance de la nature et le patrimoine naturel reste d’une qualité exceptionnelle qui s’est traduite par un classement au titre de Natura 2000 pour les marais et pour l’estuaire lui-même.» Né de rien au XVIIième siècle, l’Arsenal a jeté son dévolu sur l’estuaire.

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Monde agricole : Très éloigné des centres décisionnels

Très peu associé à la démarche. En son temps, les agriculteurs de l’estuaire avaient marqué leur désapprobation et surtout leur crainte de voir figer ce territoire dans une seule optique environnementale. Selon le président cantonal FNSEA, Francis Renaud, aujourd’hui rien n’est établi dans la concertation avec le monde agricole : pas de contact entre la CdA et eux, pas plus avec d’autres intervenants de cette nouvelle convention d’action. Conseil général notamment. Il dénonce cependant les velléités de voir refuser des constructions agricoles nouvelles. Quelques exemples concrets, bien réels aujourd’hui, montreraient cette difficulté.



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