L'Agriculteur Charentais 31 décembre 2014 à 08h00 | Par Bernard Aumailley

Pépiniéristes viticoles : Tout faire pour ne pas manquer de plants en 2015

La conjoncture est pourtant porteuse, mais les intempéries les obligent à trouver des alternatives pour fournir le marché charentais.

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David Amblevert, Sophie Quillet (France Agrimer) et François Bodin
David Amblevert, Sophie Quillet (France Agrimer) et François Bodin - © ac17

Tout irait pour le mieux si… S’il n’y avait pas eu les intempéries de juin dernier, qui ont mis à mal les pépinières charentaises. Du coup, elles auront quelques difficultés à fournir leurs clients charentais. Le message était clair, jeudi 18 décembre, à Archiac, à l’assemblée générale du syndicat des pépiniéristes  de la région de Cognac. Le nombre de plants ne sera pas au rendez-vous en 2015, le rappelait François Bodin, son président, mais il a voulu rassurer la filière cognaçaise. Fatalité, lorsque le renouvellement du vignoble est en marche à cadence plutôt forcée, par le plan de restructuration du cognac, mais aussi en pineau et en vins de pays, par les viticulteurs eux-mêmes, conscient de la productivité des vignes charentaises. Sur les 17 millions de plants fournis par les pépiniéristes charentais pour la région délimitée Charentes ( 6 M en Charente et 14 M en Charente-Maritime) pas question de faiblir dans ce mouvement. D’autant que l’annonce de la nécessité de planter 8000 ha supplémentaires a parcouru le vignoble durant tout 2014. «Nous devons être réactifs» soulignait, avec insistance François Bodin, «et le recours aux plants en pot est peut-être une solution. Même si la pratique n’est pas très charentaise.» Un quart du parc des pépiniéristes a été touché par ces intempéries, 15 % des pépiniéristes charentais. Et le début de printemps pourrait annoncer une reprise médiocre… «Les disponibilités de plants ne suffiront pas à combler les besoins de la viticulture» finit-il par lâcher. Notamment pour la dernière année du plan de restructuration. «Il faut que prenions, nous pépiniéristes, des solutions qui ne pénalisent pas la viticulture.» 

Recourir à des plants en pots
Aujourd’hui, les mises en pot représentent une part infime des productions des pépiniéristes charentais, alors que les mises en terre ont connu en 2014 un bond important. Reste que les techniques des pépiniéristes, même s’ils améliorent la reprise (47 % aujourd’hui) ne conduiront pas à produire suffisamment.

Lire la suite dans notre édition du 2 janvier

Droit de plantation : où en est-on ?

Philippe Guélin a apporté quelques «précisions» sur l’avenir de droits de plantation. Le nouveau régime se met en place au niveau européen au 1er janvier 2016. Il sera d’autorisation. «Les règlements sont écrits, en anglais, et sont en cours de traductions. Ce qui nous vaut quelques découvertes et des changements perpétuels des règlements.» A la fin décembre 2014, seules les AOP et les IGP peuvent demander des droits de plantation. Pas les SIG. «Il est prévu de présenter en janvier un décret modifiant cet accès pour les SIG.» La région est concernée par les SIG pour le cognac et ceux pour la consommation courante, «sous réserve que le bassin demande des contingents !» En janvier 2016, tout ce qui est dans la bourse national des droits sera périmé. Tous les droits en portefeuille ne seront pas périmés jusqu’en 2020. Il faudra les transformer en autorisations. On va, à cette même date, faire «une photographie du vignoble» et appliquer un «taux de croissance maximum pour la France : 1 %.» Le ministère demandera à chaque bassin combien d’hectares il souhaite, sur la base d’une étude économique. En 2015, l’ancien système continue et doit faire émerger les étapes de l’après 2016. «En 2016, il n’est pas impossible que nous pourrions obtenir des contingents. Cela paraît très court. Mais il ne doit pas y avoir de ruptures dans le système des plantations.» Hectares supplémentaires en 2016 ? Peut-être semble dire Philippe Guélin. Il a annoncé que les parcelles touchées par la flavescence dorée pourront être arrachées et replanter avec des aides à la replantation.       B.A.

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Le chiffre de la semaine
80 000 téc
Selon une estimation de l’Institut de l’élevage (Idele), datée de septembre 2016, ce ne sont pas moins de 80 000 tonnes équivalents carcasses (téc) supplémentaires qui devraient arriver sur le marché européen, sur les six derniers mois de l’année de 2016 par rapport à 2015. D’après l’Idele, la hausse des tonnages abattus en France, Allemagne, Royaume-Uni, Irlande, Pays-Bas, Pologne, Belgique et Danemark, «atteindrait +30 000 téc par rapport à 2015 au 3e trimestre (soit +7%/2015) et +50 000 téc au 4e trimestre (soit +10%/2015) ».

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