L'Agriculteur Charentais 18 septembre 2014 à 08h00 | Par Laetitia Bobin

800 agriculteurs ont manifesté à Orléans pour dire “non aux réglementations bidons”

Une délégation FNSEA Poitou-Charentes s’est rendue à Orléans, ce mardi. Ils ont rejoint 800 agriculteurs pour s’opposer aux nouvelles contraintes sur les zones vulnérables.

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La pression mise par la venue de l’ensemble des participants a ainsi permis d’appuyer les dires des représentants et de convaincre le Préfet de l’importance et de l’urgence des sujets portés.
La pression mise par la venue de l’ensemble des participants a ainsi permis d’appuyer les dires des représentants et de convaincre le Préfet de l’importance et de l’urgence des sujets portés. - © L. Bobin

800  agriculteurs, 8 régions, 36 départements ont manifesté mardi 16 septembre à Orléans à l’appel de la FNSEA. Ces huit régions ont un point en commun : la rédaction du SDAGE Loire-Bretagne. Un cortège de tracteurs et de manifestants armés de corps de chasse ont déversé dans le centre d’Orléans des pommes de terre et oignons pourris, laissant derrière eux une odeur nauséabonde.

Plusieurs revendications
Ils entendaient ainsi dénoncer la nouvelle écriture du SDAGE Loire Bretagne, qui prévoie entre autre de baisser le seuil des nitrates de 40 mg par litre à 18 mg, sans aucune preuve scientifique. Ils ont dénoncé aussi le 5ème programme directive nitrates : l’épandage sur pente impossible, la remise en cause du stockage en bout de champs. En parallèle de la manifestation, le préfet de Région, Etienne Bisch, qui est également coordonnateur du bassin Loire-Bretagne a présenté la nouvelle carte des 1100 communes en zones vulnérables, en plus des 4600 déjà inscrites sur l'ensemble du bassin Loire-Bretagne. La FNSEA s’oppose aussi à cette nouvelle carte qui n'est pas fondée scientifiquement. Les revendications ont également porté sur la conditionnalité des aides PAC et notamment les SIE (surfaces d'intérêt écologique) : à force d’appliquer aveuglément les règles européennes, les agriculteurs n'y comprennent plus rien sur le terrain. Daniel Prieur, le secrétaire général de la FNSEA, a rappelé que «l’emploi agricole n’est pas délocalisable, les agriculteurs subissant une nouvelle mise aux normes ne pourront pas l’assumer financièrement et disparaîtront tout simplement. Est-ce que dans le contexte actuel, l’Etat peut se passer de la valeur ajoutée et de la richesse créée par l’agriculture sur nos territoires?»
Une délégation composée des représentants des FNSEA et JA du bassin Loire-Bretagne a été reçue par le préfet coordinateur, Etienne Bisch.

Lire la suite dans l'édition du 19 septembre

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Le chiffre de la semaine
3 656 élèves
Les 30 maisons familiales et rurales du Poitou-Charentes ont accueilli en 2015 pas moins de 3656 élèves en formation initiale scolaire du ministère de l’Agriculture (soit 47,5 % des effectifs de l’enseignement agricole de la région). Un effectif qui est en légère diminution: 55 élèves de moins. Une chute qui se matérialise pour au moins 4 associations par une perte de plusieurs dizaines d’élèves. Le contexte économique des territoires concernés peut être une des causes. En revanche , les chiffres concernant la formation continue progressent, avec 2532 stagiaires formés en 2015 sur 27 MFR.

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