L'Agriculteur Charentais 30 mai 2014 à 09h09 | Par Alexandre Merlingeas

UGVC - La viticulture veut conjurer le retour des fantômes du passé

Le Business Plan avec l’annonce d’environ 8 000 ha de plantations nouvelles à venir a ranimé quelques inquiétudes. Les acteurs de l’interprofession prônent une extension maîtrisée.

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Les représentants des grandes maisons de négoce restent optimistes, en dépit du repli du marché chinois.
Les représentants des grandes maisons de négoce restent optimistes, en dépit du repli du marché chinois. - © VC

Le débat sur le Business Plan qui a animé l’assemblée générale de l’UGVC le 27 mai à l’Espace 3 000 de Cognac aura permis de constater le retour des anciennes peurs enfouies au plus profond de la viticulture. Il fallait s’y attendre, en annonçant la plantation de 8 200 ha de vignes en sept ans, l’interprofession à ressusciter des fantômes toujours présents. Ceux des années 70 qui ont tant marqué les esprits.Pourtant, les intervenants des débats n’ont pas ménagé leur énergie pour démontrer que le scénario retenu dit «modéré», c’est-à-dire une croissance des ventes aboutissant en 2026 à + 52 % par rapport à 2012, soit une moyenne de + 2,8 % par an pendant 15 ans, est raisonnable. Mais depuis plus d’un an, le marché chinois, un des principaux moteurs de la croissance fantastique du cognac de ces dernières années est en berne.
«Je suis plutôt pour le scenario lent sur sept ans pour permettre d’accroître la productivité. On ne peut pas tout faire en même temps», a expliqué Christophe Forget, le président de l’UGVC. Pas sûr pourtant qu’on puisse commencer à planter dès 2016 dans le cadre de la réforme des droits de plantations, comme l’a fait remarquer Jean-Bernard de Larquier, vice-président du BNIC. Anticipant les interventions ou les questions du public sur les conséquences catastrophiques des plantations dans les années 70, les risques d’imprévus sur les marchés, les évolutions des prix des eaux-de-vie et de la valeur des stocks.

Lire le compte rendu de la première table sur les marchés du cognac et de la seconde sur peut-il planter ou pas dans .... dans notre édition du 30 mai

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